^'•k % '-*ifr: ^v' ViJ'î-. -ly -^ -J-^ ^Tfe,v> Û r ^^^.•,.-r^- û:. .*-'^ V^>Vi" >fi feW -»■• ♦d-';:^^ u^. .^■■^. 6 Return to LIBRARY OF MARINE BIOLOGICAL LABORATORY WOODS HOLE, MASS. LoANED BY American Muséum of Natural History ANNALES r r SOCIETE MALACOLOGIQUE BELGIQUE. ANNALES Wm MAI uUulJjilj iiinij JBEÎX-G-IQTUEl TOME II Années 1S66-1807 BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE J. NYS 57, RUE POTAGÈRE, 57 MÉMOIRES :BEiI_.C^IQXJEl TOME II itiinécs flSGO-lSG7 BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE .1. NYS 37, RUE POTAGÈRE, ^>^ RAPPORT sur les COQUILLES DU DEPOT TUFACÉ DE MARGHE-LES-DAMES J U LES COLBEAU — SEANCE DU 7 JANVIER 18GG — La province de Namur renferme plusieurs dépôts, quelque- fois très-puissants, d'un tuf calcaire qui en certains endroits se forme encore de nos jours. Les principaux paraissent être ceux de Roly, Rouillon et Marche-les-Dames. Ces dépôts, bien que d'origine relativement récente, n'ont pu acquérir leur puissance qu'après une longue période de siècles. Celui de Marclie-les-Dames est situé sur la rive gauche de la Meuse, au débouché d'un petit vallon ou ravin arrosé par une source et aboutissant au fleuve. Il n'atteint pas la puissance de ceux de Roly et de Rouillon, et le tuf ne s'y accumule plus de nos jours. Le dépôt de Marclie-les-Dames, outre un grand nombre de débris végétaux, contient une certaine quantité de coquilles 10 SOCItTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE terrestres et fluviatiles. Les espèces que nous y avons rencon- trées avec M. H. Lambotte,et dont une partie a été déposée dans les collections de la Société malacologique, sont les suivantes : Vitrina major. Fér. Espèce que je n'ai jusqu'à présent ren- contrée vivante en Belgique qu'à Rocliefort, dans un bois élevé et rocailleux : il est probable qu'elle vit également dans les bois analogues des environs de Marche-les-Dames. Zonites cellarius. MilU. Espèce commune en Belgique dans les bois, les jardins, les caves, etc., sous les pierres, les détri- tus, etc. Namur. Zonites crystallimis. MillL Espèce vivant dans les endroits humides, habitant diverses parties du pays. Namur. Ilelix nemorcdis L. Très-abondante en Belgique. Namur. Hélix hispida. L. Se trouve très -communément vivante dans presque toute la Belgique. Namur. J'ai recueilli plusieurs exemplaires de cette espèce dans un tuf retiré d'une fontaine à Sainte-Croix lez-Namur. Clausilia parvida. Stud. Espèce vivant sur les rochers, etc., très-commune dans la province de Namur. Elle paraît man- quer aux deux Flandres et à la province d'Anvers. Planorbis vortex. L. Espèce très-répandue en Belgique , vivant dans presque toutes nos eaux tranquilles, et aussi dans les rivières. Se trouve dans la Meuse à Namur. Limnœa anncularia. L. Habite les eaux courantes et les eaux tranquilles de nos provinces ; n'est pas rare dans la Meuse, à Namnr. MÉMOIRES. H Limnœa limosa. L. Vit également dans presque toutes nos eaux ; extrêmement commune et très-variable. Un exemplaire du tuf paraît se rapporter à la variété intermedia Fér., vivant non loin de là, à Franc- Waret. Bythinia ienfacnlafa. L. Abondante dans le tuf. Spire plus ou moins élevée selon les sexes. Commune dans la Meuse à Namur et dans un grand nombre de localités de la Belgique. Bythinia abbreviata. Mich. Ne semble pas rare dans le tuf. Cette espèce qui me paraît bien être Y abbreviata se trouve vivante dans la Lomme à Eprave. M. de Malzine m'a dit l'avoir trouvée vivante dans la Meuse près de Marche-les-Dames. Valvafa cristata. Milll. Vit dans les étangs, les fossés, etc., dans la Meuse à Namur. Cyclas cornea. L. Abondante dans le tuf. Très-commune dans nos eaux tranquilles, dans nos canaux, etc., et également dans la Meuse. La comparaison de ces exemplaires avec les espèces qui se rencontrent actuellement en Belgique ne m'a pas montré de différences sensibles, et l'on peut dire que toutes vivent dans les environs. Peut-être nos découvertes sont-elles encore trop peu nom- breuses pour bazarder quelques suppositions; cependant d'après leur ensemble il est permis de conjecturer que la faune malaco- logique de la contrée n'a pas varié depuis cette époque reculée. L'on peut croire également que le dépôt s'est formé plutôt dans un réservoir tranquille alimenté par une fontaine, alors que le ravin où il se trouve n'était pas en communication avec la Meuse, soit qu'un obstacle naturel les séparât, soit que les eaux du fleuve n'eussent pas encore leur cours actuel; du moins 12 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE l'absence dans le tuf des TJnio baiavus et Neritina jlumaiïlis , espèces si abondamment répandues aujourd'hui dans la Meuse, pourrait faire naître cette opinion. Il va sans dire que la découverte peu probable selon moi, d'une espèce manquant positivement à la faune contemporaine, renverserait naturellement la première de ces hypothèses. Il est bien vrai que M. H. Lambotte m'a dit avoir recueilli un échan- tillon de polypier marin dans le tuf de Roly ; mais est-il bien constaté qu'il vivait en cet endroit lors de la formation du tuf? N'y a-t-il pas eu de remaniement? Ne peut- il y avoir été apporté par une cause quelconque? En outre, il se pourrait aussi que ce dépôt appartint, quant à ses assises inférieures, à une époque bien antérieure au dépôt de Marche-les-Dames. Quoiqu'il en soit, il est à désirer que de nouvelles recherches soient faites dans les différents dépôts tufacés de la province de Namur, et que la Société malacologique reçoive communication des résultats qui pourraient l'intéresser. ACCLIMATATION CONSTATEE des HELIX VERMIGULATA ET CANDIDISSIMA DANS LE NORD DE LA FRANCE par CH. LALLEMANT — SÉANCE DU 7 JANVIER 1866 — En juillet 1859, j'ai déposé à Jaulyonne sur les bords de la Marne , dans un terrain très-rapide et inculte, Xf&helix candidis- sima, d'Alger, et heliœ vermicidata, de Marseille. Cette année à mon voyagé en France , j'ai pu constater des centaines d'échantillons de tout âge de ces espèces qui vivent en compagnie de \ hélix aspersa dans les anfractuosités des roches ou sur les plantes. Ce fait d'acclimatation a son importance, d'autant plus que l'air de la région méditerranéenne est chargé de chlorure et qu'il diffère notablement de celui des bords de la Marne ; en outre, la température froide de ce pays relativement à celle de la provenance de nos espèces nous fait dire que l'on 14 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE peut acclimater les mollusques si l'on a soin de les placer dans un milieu qui se rapproche de celui où ils vivaient lors de la récolte, et que la non-réussite des essais tentés jusqu'à présent provient très- probablement du manque de renseignements sur leurs mœurs ou habitudes, enfin, l'essentiel, sur leur nourriture. \j hélix candidissima vit à Alger sur les endroits les plus arides. Sa nourriture consiste en graminées et en mousses, quelque- fois aussi en fenouil et en thym, non le thymus odoratus, mais une autre espèce inodore. A Jaulyonneil vit de serpolet, fenouil et mousse. La vermicidata a la même nourriture que Yaspersa, mais une bonne exposition lui est nécessaire^ je l'ai trouvée sur les tiges de graminées et de luzerne. A ces deux espèces il faut un terrain calcaire. Alger , 15 décembre 1865. CONSIDERATIONS L'ÉTABLISSEMENT DES AQUARIUM par HENRY MILLER (Planche I) — SÉANCE DU 7 JANVIER 1866 — Avant de faire la description des diverses parties de mon aquarium, il est opportun de rappeler succinctement la loi dont la découverte a fait naître l'idée de ces constructions et de bien poser le problême que se propose de résoudre V aquarium, Théodore de Saussure, Prustly et d'autres, après de con- sciencieuses observations sur la respiration des végétaux, avaient découvert et publié une loi qui peut se formuler comme suit : 1" Absorption par la plante de l'acide carbonique. 2" Décomposition par la lumière solaire de l'acide absorbé. 3° Comme conséquence de cette réduction , fixation du car- bone et expiration d'une grande partie de l'oxygène. On connaissait déjà la loi analogue, mais en sens inverse, qui préside à la respiration des animaux : ils absorbent de l'oxy- gène et expirent de l'acide carbonique. Lorsque de ces deux vérités réunies, combinées, on vit jaillir, comme un trait de lumière, la grande loi qui régit l'hygiène du monde entier, il y eut comme une explosion d'admiration. Et en effet, quoi de 16 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE plus grand, de plus imposant que cette loi unique qui gouverne des millions d'êtres si variés par la forme, si difFérents par leur nature, et qui, établissant entr'eux une merveilleuse solida- rité, les fait dépendre les uns des autres de telle sorte, que cha- cun, en ne cherchant qu'à satisfaire ses appétits et ses besoins, contribue néanmoins à établir, à maintenir l'équilibre d'où résulte le bien-être de tous. Cette loi d'hygiène universelle trouvée, l'on ne s'étonnera pas que les savants se soient mis à l'oeuvre pour la vérifier, la contrôler et fixer les limites de son action. Aussi- tôt qu'elle fût bien démontrée, on conçut l'idée delà soumettre à une observation incessante , en construisant dans chaque cabi- net d'étude des étangs en miniature, qui, peuplés comme le sont les grands étangs, de végétaux et d'animaux aquatiques, devaient produire le phénomène éternel dont je viens de parler. Tel est le problême que l'on s'est proposé de résoudre par V aquarium. Respiration des animaux, respiration des végétaux et lumière solaire , ces trois données qui suffisent à la nature pour résoudre en grand le problême , doivent nous suffire pour le résoudre en petit. Mais si dans l'aquarium les plantes refusaient d'absorber l'acide carbonique constamment expiré par les animaux; si au lieu d'absorber cet acide, elles s'assimilaient un peu d'oxy- gène ; si enfin refusant l'acide carbonique et absorbant de l'oxygène, elles aussi expiraient de l'acide carbonique; qu'ar- riverait-il? Les deux conséquences inévitables seraient 1» Disette d'oxygène. 2» Accumulation d'acide carbonique. C'est préci- sément ce qui arrive dans les aquarium les mieux condi- tionnés. C'est ce qui a nécessité des appareils d'aération fort dispendieux quoique très-incomplets, car ces appareils n'en- lèvent pas la moindre parcelle d'acide carbonique. Ce gaz nui- sible quand il n'est pas maintenu dans de justes proportions, s'accumule ; les animaux languissent, souffrent, puis meurent prématurément. On est loin encore de la solution complète du problème car MÉMOIRES. 17 il comprend non seulement le bien-être des animaux et des plantes mais aussi, et surtout, leur reproduction sans l'aide de l'homme. J'ai dit que dans tous les aquarium il y a disette d'oxygène. Cet inconvénient est avéré : les efforts faits pour y remédier le prouvent suffisamment. Mais on. n'a pas signalé l'accumulation simultanée de l'acide carbonique; or, cette accumulation n'est que le corollaire de la disette d'oxygène. Ce sont les résultats naturels, inévitables, de la respiration imparfaite des végétaux. Il a été reconnu depuis longtemps que, dans l'obscurité et pendant la nuit, les plantes absorbent de l'oxygène et expirent de l'acide carbonique; ainsi, pendant la nuit du moins, les deux règnes contribuent à l'épuisement de l'oxygène et à l'accumu- lation de l'acide carbonique. Les expériences récentes de MM. Garreau, Cli. Mène et Edward Robin ont mis hors de doute un autre fait, à savoir, que non seulement dans F obscurité, comme on l'avait admis uniquement, 7nais à la lumière diffuse du jour, la plante absorbe de l'oxygène. Cet oxygène, comme l'avait déjà remarqué Théodore de Saussure et comme le prou- vent les expériences précises de M. Garreau, par sa combinai- son avec une portion du carbone du végétal, produit une quan- tité d'acide carbonique d'autant plus grande que la lumière à laquelle la plante est exposée est moins intense. Mais comme le dit très-judicieusement Richard : quun rayon de soleil "paraisse et V acide carbonique contenu dans la plante est immédiatement décomposé; alors seulement le carbone est retenu fixé et V oxygène est expiré. En résumé donc, les animaux absorbent continuellement de l'oxygène et expirent de l'acide carbonique \ le même phéno- mène se produit dans les végétaux pendant la nuit et pendant le jour si la lumière est diffuse; or, cette lumière diffuse étant celle des aquarium, les plantes sont impuissantes à rétablir l'équilibre des deux gaz d'où dépend en grande partie l'hygiène de l'ensemble. 3 18 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Nous n'avons mentionné jusqu'ici que les deux éléments oxy- gène et carbone, il en entre beaucoup d'autres dans la composi- tion des végétaux ; et, pour ne considérer que le principe colo- rant en vert, la chlorophylle, elle se compose pour moitié de carbone et pour moitié d'hydrogène et d'azote. Ces éléments si nécessaires aux plantes vertes, terrestres ou aquatiques, elles les trouvent dans le milieu où elles vivent librement. Mais pour que les plantes aquatiques parquées dans l'aquarium présentent ce beau vert, signe incontestable de santé, comme son absence ou son amoindrissement est le signe indubitable de leur dépé- rissement, il faut qu'elles absorbent non seulement du carbone sous forme d'acide carbonique, mais aussi de l'hydrogène et de l'azote, sous une forme quelconque, car c'est là ce qui compose la chlorophylle. Or, les plantes les plus robustes blanchissent dans l'obscurité et à la lumière diffuse; elles s'étiolent, perdent leur couleur et leur consistance et meurent prématurément sans se reproduire. Ce qui leur manque ce ne sont pas les aliments qui abondent sous forme de gaz et d'acides, ce qui leur manque c'est un rayon de soleil qui éveille en elles et l'ap- pétit et la faculté de s'assimiler leur nourriture. Je ne citerai pour preuve que l'Elodia canadensis ; sa puissance prodigieuse de végétation a été démontrée dans une notice écrite par notre savant confrère de la Société royale de botanique de Belgique, M. Crépin, et publiée dans le Bulletin de l'Académie. Eh bien, exposée constamment à une lumière diffuse, c'est-à-dire à celle dont l'intensité est affaiblie par les réflections des surfaces irrégulières des murs, etc., l'Elodia canadensis, malgré sa force végétative, pâlit, devient chétive, et au bout d'une année ou deux disparait complètement. Il en est de même de toutes les autres plantes. Dans ces conditions défavorables, nuisibles, loin de renou- veler dans l'atmosphère les gaz qui entretiennent et augmentent la santé et la vigueur du règne animal, les végétaux, comme des malades égoïstes, absorbent l'oxygène pour prolonger leur MÉMOIRES. 19 existence cacocliyme. C'est ce qui explique l'état continuel de gène qu'on observe dans les aquarium. Outre le principe de la chlorophylle qui donne la couleur verte aux végétaux, j'ai dit qu'il entre dans leur composition beaucoup d'autres principes. On pourrait dire avec vérité qu'ils absorbent de tout. En effet, l'oxygène, l'hydrogène, le carbone, l'azote, la potasse, la soude, la chaux, la magnésie, le souffre, le phosphore, le fer, la silice même, toutes ces substances subis- sent, au sein des tissus de la plante, des modifications chimi- ques profondes sous l'influence mystérieuse de la puissance vitale mise enjeu, rendue énergique, par les rayons solaires. Le végétal, travailleur infatigable, les décompose et les recompose de mille manières pour former ses principes spéciaux. Il en fait la cellulose, l'amidon, la dextrine, la glucose, le sucre de canne, les gommes, le mucilage, les ligneux, les résines, les huiles essentielles, les huiles grasses, etc. Après toutes ces élaborations le végétal se débarrasse du résidu exhalé par voie de respiration, d'évaporation, etc., et quelque soit ce résidu, oxygène pur ou mélangé à d'autres substances, la loi universelle d'hygiène fait que ces substances inutiles au végétal, expulsées par lui, sont précisément celles dont le règne animal a besoin. Je citerai un dernier fait relatif à la respiration des végétaux et qui nous intéresse au plus haut degré : d'après les observa- tions de MM. Scoutetten et de Luca, l'oxygène que les plantes exhalent sous l'action de la lumière directe, est électrisé , c'est-à-dire constitué à l'état d'ozone^ or, l'ozone d'après les expériences de M. Schoenbein a la faculté de détruire très- promptement, en les brûlant, les divers gaz qui s'élèvent de toute matière en putréfaction. Les plantes donc ne bornent pas leur action bienfaisante à pomper, à absorber l'acide carbonique que les animaux exhalent, le remplaçant par de l'air pur et respirable, elles se chargent encore de détruire toutes les exhalaisons fétides provenant des matières en décomposition. 20 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Je n'ai pas besoin d'insister ici sur l'impossibilité de pro- duire, par des macliines, quelqu'ingénieuses qu'elles soient, cette action aussi puissante que mystérieuse. J'ai examiné avec quelques détails le règne végétal dans son rapport avec le règne animal, pour faire voir, et en quelque sorte toucher du doigt, par quels moyens et à quelles condi- tions se maintient le bien-être dans le monde en général et dans ce petit monde que nous appelons un aquarium. 11 nous reste à examiner brièvement de ce point de vue spécial, la valeur des engins inventés pour assainir l'aquarium. Les appareils principaux des grands aquariums de Paris et de Hambourg sont : la citerne souterraine et le filtre. Puis viennent en seconde ligne, les pompes, les tuyaux, les robinets et les soupapes destinés à les faire fonctionner. Comme ces accessoires n'exercent aucune influence directe, ni sur les réservoirs, ni sur leurs habitants, il suffira d'examiner les effets de la citerne souterraine et du filtre pour avoir une idée assez juste de l'ensemble. On donne à la citerne souterraine de grandes dimensions (celle de Hambourg contient 45,000 litres), afin que l'eau puisse y séjourner un temps assez considérable, avant que son tour arrive d'être repompée et ramenée dans le réservoir. En s'échappant de ce dernier par des trop-pleins elle passe par des filtres interposés sur sa route, vers la citerne. Tels sont les appareils et leurs fonctions. Personne n'ignore que l'eau contient des germes organisés dont des circonstances favorables de lumière et de chaleur déter- mineront le développement ; or, comme les zoospores, les diato- mées, les infusoires et les animalcules se trouvent en foule in- nombrable dans toutes les eaux exposées à l'action du soleil, on pourrait, à priori, sans trop risquer de se tromper, dire qu'ils sont partout utiles, si non nécessaires. Au reste, leur utilité est très-bien démontrée puisqu'ils for- ment en grande partie la nourriture de beaucoup d'animaux : MÉMOIRES. 21 les mollusques bivalves s'en nourrissent exclusivement. Sans développer davantage cette vérité concentrons notre attention sur la citerne et le filtre de l'aquarium. L'eau déborde incessamment des réservoirs, et entraîne avec elle quantité d'animalcules qui nagent librement ; engagés dans le filtre, ils y trouvent la mort ; si par miracle, quelques-uns parviennent à passer à travers cette première embûche, ils péri- ront infailliblement dans la citerne obscure ; pour naître il leur a fallu la lumière et la chaleur, pour vivre il leur en faut encore et toujours. Si vous voulez vous en convaincre, examinez avec un fort microscope de l'eau claire, restée longtemps dans l'obscu- rité, celle que nous distribue la commune de Bruxelles, par exem- ple, et vous n'y trouverez pas la moindre trace d'animalcules. Aussi l'eau de l'aquarium s'épuise peu à peu de sa partie substantielle, nutritive ; or, supprimer la nourriture c'est sup- primer les animaux. L'eau quelque claire, quelqu'aérée qu'elle soit, n'est qu'un milieu de respiration, elle ne saurait, à elle seule, rien fournir qui puisse réparer les pertes continuelles de la vie animale. De là fatalement la nécessité de nourrir la popu- lation de l'aquarium, tâche plus difficile que tout le reste, car comment nourrir les bivalves? Comment suppléer à la nourri- ture que le filtre animalculicide leur enlève? Gardons-nous donc de faire des filtres, alors surtout que la nature nous en offre abondamment. Oui, elle aussi à ses filtres. Les moules, les huî- tres, les anodontes, les unios, les cyclas, etc., en un mot toute la grande famille des mollusques bivalves, sont autant de filtres, dans toute la rigueur du mot, filtres efficaces, et qui plus est, intelligents. Ces mollusques, dont l'action ressemble à celle d'une pompe aspirante et foulante, attirent l'eau par la bouche, et la refoulent par une ouverture voisine, dont l'angle est suf- fisamment grand pour que les deux courants, d'entrée et de sortie, ne se contrarient pas. Ces courants se font sentir à des distances considérables, et entraînent avec un mouvement accéléré, tous les corpuscules 22 SOCIÉTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE dans l'estomac de l'animal où disparaissent à jamais ceux pro- pres à l'assimilation. Voilà des filtres parfaits que la nature nous offre à pleines mains. Or, ces mollusques font partie de notre aquarium, c'est un sujet d'étude intéressant par leur anatomie, leur physiologie, leurs mœurs. Quel champ fécond pour l'observateur ! Les uns s'attachent aux pierres, les autres aux végétaux, ceux-ci s'enfoncent dans le sable ou dans la vase, ne laissant de visible que leurs tenta- cules, ceux-là, plus petits mais plus rusés, sont fixés aux grandes espèces, dans le voisinage de la bouche :, par cette pré- voyance instinctive, qu'on ne saurait assez admirer, et dont l'entomologie fournit tant d'exemples, ils ont été déposés là, à l'état d'oeufs, afin qu'en naissant ils trouvent, dans ce grand courant déterminé par leur nourrice, de quoi vivre jusqu'à ce qu'ils aient acquis assez de force pour se créer un courant ali- mentaire qui leur permette de mener une vie indépendante. Les limites nécessairement restreintes d'un rapport m'empê- chent, et je le regrette, d'entrer dans plus de détails. Je crois en avoir assez dit pour prouver que dans le petit monde de l'aquarium, les machines font plus de tort que de bien . Elles y sont tout au moins inutiles puisque la nature fournit, à qui sait s'en servir, des moyens abondants et efficaces de main- tenir, par compensations, cette parfaite solidarité des deux règnes qu'ont révélée les premiers promoteurs de l'aquarium. Pour première condition, exposer l'aquarium en plein air, aux rayons directs du soleil ; cela fait, la parfaite aération de l'eau est assurée, l'acide carbonique est absorbé, l'oxygène est expiré, les exhalaisons putrides sont détruites. Or, pour que dans l'aquarium exposé aux ardents rayons du soleil, l'eau ne s'échauffe pas trop, pour que durant les nuits, la température ne soit pas trop basse, il faut trouver quelque puissant modéra- teur qui soit à la température ce que le volant régularisateur est à la force motrice dans la roue en mouvement. MÉMOIRES. 23 Ne nous creusons pas la tête à l'inventer, il est là tout près de nous, c'est la terre dont la température reste comparative- ment la même pendant les vingt-quatre heures de son mouvement diurne. Je me bâte d'ajouter que dans son action la terre n'est pas un simple modéra teur, ce serait lui donner un rôle par trop modeste . La nature est économe de causes autant que prodigue d'ef- fets. Le calorique et l'électricité (qui pourraient bien n'être que deux états différents d'une seule et même cause car on les voit toujours ensemble, toujours s'engendrant mutuellement), le calorique et l'électricité jouent dans la conservation de la vie de tous les êtres organisés un rôle d'une importance telle que plu- sieurs voient dans l'électricité le principe vital lui-même. Or, la terre dans tout le parcours de l'écliptique est constamment chauffée à un très-haut degré par le soleil. De tous les points de l'écliptique partent, suivant la surface de la terre en rota- tion, d'immenses courants de calorique et conséquemment d'électricité ; ces courants (semblables en cela au sang des artè- res d'un gigantesque animal), dispersent partout la vie, la sti- mulent, la réparent, la restaurent sur toute leur route ; ils se font sentir même jusqu'aux pôles où ils s'échappent et s'épa- nouissent en gerbes immenses de lumière qu'on appelle aurores boréales, et peut être alors retournent-ils par des contre-cou- rants aériens à leur point de départ vers l'écliptique pour recom- mencer leur éternel parcours. Mais laissons ces radieuses hypothèses et ramenons nos regards et notre attention sur le modeste aquarium que je propose. Voyons par quel moyen il répond aux exigences de la nature. Il consiste en un réservoir assez spacieux, trois des côtés et le fond sont faits en briques cimentées, en dalles de pierre bleue ou d'ardoise (peu importe la matière) ; le quatrième côté, réservé à l'observation est une glace épaisse bien pure. Ce réservoir est placé à hauteur conve- nable en dehors de la salle vers le jardin de manière que la glace de l'aquarium forme la fenêtre de l'appartement qui ne reçoit pas d'autre lumière. U SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Pour assurer l'égalité de la température, pour profiter de ce courant vital dont j'ai parlé plus haut, de ces milliers d'influen- ces bénignes qui échappent à l'observation, le tout est mis en communication directe avec la terre par un remblai qui va diminuant et auquel rien n'empêche de donner une forme acci- dentée et gracieuse. Nous donnons au fond de l'aquarium une forme concave, à la fois naturelle et élégante au moyen de pierres de sable qui s'enchevêtrent en laissant des interstices assez grands pour recevoir les détritus que dissimuleront au besoin le relief des rocailles. Les détritus enlevés jusqu'à ce jour avec tant de peine et de soins, sont pour nous un élément de succès : les plantes y plon- gent leurs racines et y puisent en grande partie leur nourriture. Cet élément de succès est encore une source de beauté. Dans l'aquarium à lumière diff'use, ce même détritus mêlé aux excré- ments des animaux est désagréable à l'oeil. Dans les nôtres qui reçoivent directement les rayons du soleil, il se couvre prompte- ment d'un beau duvet vert, d'un magnifique velours tissé de Confervacées, de Desmidiées et de Protococcées de toute espèce, d'où jaillissent à l'appel des rayons solaires, des millions de petits globules d'oxygène scintillants comme des diamants; c'est à cause de ces jeux d'étincelles que les eaux bien aérées sont si claires, si diaphanes ; c'est faute de cela que l'eau de nos aqua- rium est morne, glauque. Outre cette végétation microscopique il se développe sur le détritus, dans des conditions normales, c'est-à-dire sous l'in- fluence des rayons solaires, mille animaux microscopiques, des Vorticellines, des Rotifères, des Infusoires de toutes sortes, si divers, si multiphés que pour les dénombrer on épuiserait en vain toutes les ressources des chiff'res. Tous ces animaux si insignifiants un à un, mais si puissants dans leur ensemble, jouent, n'en doutons pas, un rôle très-actif dans l'économie géné- rale. Ils doivent donc figurer dans l'aquarium qui doit, autant MÉMOIRES. 25 que possible, quoique dans des proportions infiniment petites, nous donner la fidèle image de la nature. Nous avons exposé dans la première partie de ce travail, les principes généraux qui contribuent à l'entretien de la vie des plantes et des animaux dans les aquarium. Il nous reste à envi- sager la question à un autre point de vue, et à nous occuper de leur ornementation. En eflét il convient que nos réservoirs soient non-seulement utiles aux naturalistes, qui y trouveront les sujets d'étude les plus intéressants, mais encore qu'ils plaisent au public en général et que leur succès indemnise l'administration de la Société des frais que nécessitera leur première installation. Pour obtenir ce dernier résultat, il faut avant tout que les aquarium qu'on se propose de construire soient disposés d'une manière pittoresque, en rapport avec le goût qui a présidé jusqu'ici à tous les embellissements du jardin Zoologique, et de nature à faire valoir le tableau varié des luttes, des ruses et des transformations successives des habitants de nos mares et de nos étangs, jusqu'ici si peu connus. Il existe au rez-de-chaussée du vaste bâtiment occupé en ce moment par le restaurateur, du côté opposé au grand escalier, une galerie voûtée, soutenue par des colonnes, qui conviendrait parfaitement à nos projets. En y plaçant nos aquarium, nous évitons en outre la dépense de constructions nouvelles. Il ne faudrait, d'après nous, nulle ornementation à l'extérieur, rien qui prépare le public au spectacle qui l'attend. L'effet produit sera d'autant plus vif et plus saisissant. Suivons maintenant le visiteur et rendons-nous compte de ses impressions. La galerie entière jusqu'à présent inutile et sans usage, a été transformée en grotte, et présente l'aspect le plus pittoresque; des stalactites retombent en festons de la voûte comme de grandes draperies de pierre, entre lesquelles se détachent de fortes ombres et quelques points éclairés, se dessi- nant en relief sur cette masse bizarre et fantastique. La décora- tion dont il s'agit ne nous aura pas entraînés à de grands sacri- 26 SOCIÉTÉ MALACULOGIQL'E DE BELGIQUE. lices d'argent ; quelques pierres de sable et du plâtre coloré en feront tous les frais. Elle formera un magnifique cadre à nos aquarium, tout à fait approprié aux merveilles de notre petit monde aquatique. Les réservoirs sont disposés entre chacune des colonnes de la galerie entourés de leurs rives verdoyantes garnies d'une belle végétation, et reçoivent leur lumière par leur surface. Des vitres vertes répandent sur les aquarium à eau de mer une teinte douce et affaiblie qui ajoutera non-seulement à leur beauté, mais contribuera aussi à assurer le développement normal des animaux dont ils seront la demeure. En effet, les êtres orga- nisés se rencontrent, dans l'Océan, à différentes profondeurs. Il faut leur mesurer les rayons du soleil, sinon on les verrait s'atrophier et périr. C'est pour avoir d'abord méconnu le prin- cipe, puis pour avoir négligé ces détails, qu'on a eu à constater si souvent un insuccès que des soins plus intelligents eussent fait éviter. D'autres verres, diversement colorés, seront disposés de manière à projecter des couleurs diverses sur différents points de la galerie et dont la combinaison offrira, comme il est facile de se le figurer, un ensemble charmant. Représentons-nous main- tenant cette scène animée par la vie, les libellules aux grandes ailes transparentes volant de feuille en feuille, les gyrins décri- vant leurs cercles étincelants à la surface des eaux, tout ce brio, toute cette agitation que nous présente la nature lorsqu'elle n'est pas contrariée dans ses lois fondamentales, et nous aurons lieu d'être satisfaits de notre œuvre. Je ne doute pas qu'une telle entreprise, financièrement par- lant, ne soit fort avantageuse à la Société Zoologique. La nou- veauté a un grand attrait pour la foule, et c'en serait une en vérité, car rien de pareil n'existe à l'étranger, pas même à Paris et à Londres. Les habitudes et les mœurs des habitants des eaux sont si variées, si pleines de péripéties qu'elles offriraient un spectacle toujours inattendu. On pourrait d'ailleurs attirer MÉMOIRES. 27 dès l'abord l'attention publique sur nos aquarium, donner au nouveau local le nom de galerie Léopold II, et en faire rendre compte par la presse périodique. Il serait à désirer qui le plan que nous avons l'honneur de proposer fût exécuté dans son entier. Il faudrait, dès l'origine, frapper un grand coup, s'il nous est permis de nous servir de cette expression, qui a l'avan- tage de rendre clairement notre pensée. Il y aurait à la fois honneur et profit pour la Société à prendre l'initiative en cette circonstance, et à fonder pour une somme relativement minime, un musée aquatique plus complet et beaucoup mieux organisé que tous ceux qui existent aujourd'hui. OBSERVATIONS sur LES ÉPOQUES D'HIBERNATION ET D"AGCOUPLEMEMT de QUELQUES MOLLUSQUES TERRESTRES EN BELOIQUE par J U LES COLBEAU — SÉANCES nu 5 MARS, 7 AVIi IL IT 'l MAI 1867 — Les observations sur les époques d'hibernation des mollusques, comme aussi celles sur les époques de leur accouplement, si elles étaient faites attentivement et d'une manière suivie en différen- tes contrées, pourraient certainement offrir autant d'intérêt que toute observation du même genre faite sur d'autres animaux. Ces phénomènes ont naturellement attiré l'attention des ma- lacologistes, et les observations d'un certain nombre d'entr'eux se trouvent consignées çà et là dans leurs divers ouvrages. Les observations concernant notre pays publiées jusqu'à ce jour sont presque nulles, et je n'en ai pour ainsi dire point vu dans les Phénomènes périodiques observés chez les animaiiœ et 30 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE les végétauœ insérés depuis un certain nombre d'années dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences de Belgique. Les observations que je donne aujourd'hui sont sans aucun doute bien peu nombreuses encore et ne sont du reste que des notes éparses qui ne peuvent guère avoir d'autre mérite que l'exactitude des dates. Je me décide toutefois à les donner telles quelles, dans l'es- poir que quelques-uns de nos membres, reconnaissant leur insuffisance en même temps que l'intérêt qu'elles pourraient avoir, en feront eux-mêmes de nouvelles d'une manière plus suivie, et parviendront peut-être par la réunion d'un grand nombre à découvrir quelques rapports dont la science pourra tirer protit. Voici les faits que j'ai recueillis et notés dans mon journal de chasses : Arion ftiscus, Mûll. Trouvé assez communément dans notre jardin, à Etterbeek, à la fin de janvier 1867, rampant sous les pièces de bois, etc., trouvé aussi un certain nombre d'œufs à la même époque. Rouge- Cloître, 20 février 1867. Le 26 mars 1867, un assez bon nombre de jeunes éclos depuis quelques jours seulement étaient en marche sous les feuilles et autres abris. Tous les individus que nous avons vus appartenaient à la variété fasciatus, Nilss., ou s'en rapprochaient. Ariou fjlaucus. Cette espèce ou variété, dont j'ai donné la description à notre séance du 3 mars 1867, se trouvait en assez grand nombre le 23 janvier 1857 et le 20 février 1867, à Rouge- Cloître, rampant sur les gazons au bord des étangs et sous les feuilles mortes dans la forêt. Limax uffreslis, L. Uccle, 22 novembre 1863. Etterbeek, MÉMOIRES. 31 4 novembre 1866. Diverses variétés de couleur communes pen- dant tout l'hiver 1866-1867, rampant ou au repos sous les planches, etc., dans notre jardin ; à la fin de janvier 1867, les individus paraissaient assez amaigris. Rouge-Cloître, 20 fé- vrier 1867. Limax arhorum, Bouch. Groenendael, 10 février 1861 et Rouge-Cloître, 20 février 1867, grimpant sur le pied des arbres. Se trouve en grand nombre en certains endroits des environs de Bruxelles, au bois de la Cambre, etc., à la fin de l'automne. Limaœ variegatus. Drap. Se rencontre tout l'hiver dans les caves, etc. Limaœ macoimus, L. Egalement dans les caves, etc., pendant toute l'année. Quelques jeunes individus dans notre jardin à la fin de janvier 1867. Vitrina pellucida, Miill. Trouvée à Louvain en janvier et février 1851, et à Uccle le 22 novembre 1863, sous les pierres, au repos sans épiphragme. Rouge-Cloître, rampant dans les feuilles mortes au pied des arbres le 20 février 1867. M. De Malzine m'a dit avoir rencontré les Vitrines plus communément en hiver qu'en été. Succinea elegans, Risso. Le 20 février 1867, j'ai recueilli à Rouge-Cloître, sous les feuilles mortes, plusieurs exemplaires recouverts de leur épiphragme d'hiver. Sucœiea ohloiiga, Drap. En mouvement le 12 février 1854, au pied des arbres dans les prairies de Laeken, jeunes individus. Le 11 mars 1867, au repos mais sans épiphragme, sous les 32 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE pierres d'une ancienne sablonnière à Auderghem, contre la forêt de Soigne. Zonifes fulvus, Mûll. En mouvement à Rouge-Cloître le 18 mars 1866. Zonifes nitidus, Mûll. Rampait en grand nombre au bord des étangs de Rouge-Cloître sous les roseaux renversés, etc., le 18 mars 1866 et le 20 février 1867. Zoniies cellarius, Mûll. Se trouve toute l'année à Bruxelles et à Louvain dans les caves, etc. Observé plusieurs fois en hiver sous des pierres au repos mais non engourdi, toute la partie antérieure du corps étant sortante de la coquille mais les tentacules non étendus. Etterbeek dans les jardins, le 4 novem- bre 1866 et fin janvier 1867. Rouge-Cloître, 20 février 1867 : pondait à cette dernière date. Zoniies nitidulus, Drap. En mouvement à Uccle le 22 no- vembre 1863 et à Rouge-Cloître le 18 mars 1866 et le 20 février 1867. Zonites crystalîinus, Mûll. Trouvé plusieurs fois non engourdi sous les pierres aux environs de Louvain pendant l'hiver. Uccle 22 novembre 1863. Rouge-Cloître 20 février 1867. Heliœ j)yffmœa, Drap. Trouvée en hiver sans épiphragme à Louvain. Rouge- Cloître 18 mars 1866. Ilelix rotiindafa, Mûll. Trouvée en hiver sans épiphragme à Louvain. Rouge- Cloître 20 février 1867. Hélix cos(afa, Mûll. Trouvée également en hiver sans épi- phragme à Louvain ainsi que sa \a.YÏété puk/ielia, Miill. MÉMOIRES. 33 Heliœ Nemoralis, L. Trouvé quelques-unes en marche à Louvain au commencement de février 1851, peut-être étaient- elles placées dans des conditions exceptionnelles, A Uccle le 22 novembre 1863 quelques jeunes et adultes circulaient encore alors qu'à Bruxelles elles étaient déjà cachées presque partout. Etterbeek en mouvement le 18 mars 1866, cachées le 4 novem- bre 1866. A la fin de janvier 1867 elles étaient encore toutes épiphragmées dans notre jardin et portaient plusieurs épi- phragmes papyracés successifs. Un grand nombre de jeunes et d'adultes rampaient sur les bui^isons à Auderghem et à Rouge-Cloitre le 20 février 1867 ; le 11 mars suivant après quelques jours de gelée elles étaient redescendues contre terre. Le 3 avril 1867 en masse dans tous les environs de Bruxelles grimpées sur les troncs d'arbres à de grandes hauteurs : il est à remarquer qu'elles redescendent au bout de quelques jours et qu'il est rare pendant le restant de l'année d'en rencontrer à une certaine élévation. Les individus de cette espèce comme ceux de l'Hélix hor- tensis, se cachent solitaires sous les feuilles, etc., l'ouverture tournée vers le haut et la spire seule enfoncée en terre. Accouplements observés à Louvain : 1^"^ mars, 15 avril, 1®^' et 22 mai 1846. Pontes 1" et 17 mai, et 20 juillet 1846. Les Hélix nemoralis paraissent s'accoupler avec une grande facilité : il m'est arrivé en rentrant d'une chasse d'en trouver quelques- unes accouplées dans les sacs où je les avais jetées une par une en les recueillant, et cela malgré le cahotage qu'elles avaient eu à subir pendant la route. L'accouplement dure souvent toute une journée. Hélix hortensis, Mûll. Le 22 novembre 1863 des individus jeunes et vieux sont encore en marche à Uccle. Également à Etterbeek le 18 mars 186<), dans les jardins. Le 17 février 1867 beaucoup d'individus de tout âge y sont en mouvement tandis qu'un grand nombre d'autres restent engourdis. Le 3 avril 1867, U SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE le réveil est complet, on en voit en masse sur les haies et les arbres autour de Bruxelles. Ponte observée le 8 juillet 1846, à Louvain. Ilelia^ aspersa, Mûll. Dans les jardins de Louvain en fé- vrier 1846, et dans ceux de Bruxelles à la fin de janvier 1867, les adultes étaient toutes engourdies et épipliragmées tandis que bon nombre de jeunes mangeaient sous les feuilles mortes au pied des buissons. Dès le 4 novembre 1866 les adultes sont cachées à Bruxelles tandis que les jeunes continuent à ramper. Le 18 mars 1866 et le 17 février 1867 de nombreuses aspersa de tout âge montent aux arbres, d'autres moins précoces restent endormies. Le 11 mars 1867 après de nouvelles gelées la plupart se sont fixées contre les murailles à diverses hauteurs, un petit nombre continue à marcher. Le 26 mars et même le 2 avril 1867 on en trouve encore quelques-unes endormies sous les haies, etc., à St-Gilles et à Etterbeek. Les individus de cette espèce hibernent le plus souvent en société, on en trouve par- fois des groupes nombreux collés les uns aux autres par leur épiphragme. Bouchard dit que l'espèce est très-sensible au froid et hiberne de bonne heure dans le Pas-de-Calais : mes obser- vations ne me paraissent pas confirmer son dire. L'épiphragme est parcheminé, feuilleté et comme huilé, sauf au-dessus de l'ouverture pulmonaire, où se trouve une tache blanchâtre d'une nature plus sèche par suite du passage continu de l'air respiré : sa couleur est verdâtre, grisâtre ou ochracée. Souvent l'on trouve au même individu deux épiphragmes dont le premier construit, l'extérieur, est jaunâtre, et le plus intérieur verdâtre. J'ai observé plusieurs accouplements à Louvain, en 1846 : les 6 mars, 4 avril, 5 mai, 3, 25 et 27 juin, 31 juillet et 12 août; et plusieurs pontes cette même année : les 8 mai, 14 et 15 juin, 7, 15 et 20 juillet; plusieurs accouplements à Bruxelles, le 26 mars 1867. MÉMOIRES. 35 Heliœ pomatia, L. Cette espèce, commune en été à Rouge- Cloître, ne s'y montrait pas encore le 20 février ni le 11 mars ni le 3 avril 1867 , alors que la plupart des autres espèces étaient sorties de leur léthargie. J'ai rencontré les premières en marche le 15 avril 1867. Le sommeil hibernal paraît chez elle pins profond que chez nos autres hélices, et c'est aussi la seule de nos espèces qui se recouvre d'un épiphragme calcaire aussi épais. Les pomatia paraissent avoir besoin de s'exciter longuement avant de s'accoupler : je les ai remarquées plusieurs fois, les 6 avril, 21 mai et 7 juin 1846, préludant à l'accouplement en se caressant réciproquement avec la tête et se mordillant, leurs plans locomoteurs dressés et appliqués l'un contre l'autre et agités d'un mouvement ondulatoire, l'orifice des organes repro- ducteurs turgescent et se renversant au-dehors. J'en ai vu rester en cette position depuis le 21 mai 1846, au matin, jusqu'au 23 mai, à midi. Ponte observée le 5 juin 1865, à Hastière. Tlellx frulicim, Mûll. Le 23 janvier 1847, ayant retiré quel- ques exemplaires engourdis de leur refuge et les ayant exposés en plein air, ils ont bientôt laissé tomber leur épiphragme et sont allés se cacher de nouveau : quelques jours après les ayant retirés une seconde fois, ils se sont comportés de la même façon sans paraître en souffrir aucunement. L'épiphragme est papy- racé, blanc à l'extérieur et intérieurement d'un jaune citron. Accouplement observé le ] 1 avril 1847. Heliœ incarncda, Miill. Le 18 mars 1866, à Rouge-Cloître, toutes étaient encore engourdies dans leurs quartiers d'hiver ; le 20 février 1867, au même endroit, les unes étaient en marche, les autres encore épiphragmées. Hélix Jiispida, L. Trouvée en mouvement, à Louvain, peu- 36 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE dant l'hiver; à Etterbeek, le 14 février 1867 -, à Rouge-Cloitre, le 20 février 1867. Hélix fasciolata , Poir. En mouvement, en janvier 1854, sur des talus autour de Bruxelles, après des froids rigoureux. Très- nombreuses dans les endroits secs, à Rouge-Cioître, le 20 fé- vrier 1867. Cette espèce semble ne craindre ni le froid ni la sécheresse, les talus où elle se trouve étant, en été, très-chauds et très-secs : cette rusticité est sans doute une des causes de sa grande abondance. Accouplement à Louvain, le 6 mars ]846. Hélix acuta, MûU. Dans le courant de l'été 1866, j'avais placé dans le gazon de notre jardin, à Etterbeek, une certaine quantité d'exemplaires de l'hélix acuta provenant de l'Algérie :, le 4 novembre 1866, lorsque bon nombre d'individus de nos espèces indigènes avaient déjà pris leurs quartiers d'hiver, les hélix acuta continuaient à se mouvoir et plusieurs même étaient accouplées. Le 17 février 1867, j'en ai retrouvé quelques-unes en vie, quoique le thermomètre fut descendu, cet hiver, au-des- sous de 13 degrés de froid ; j'en aurais certaiuement retrouvé davantage, si les zonites cellarius, réfugiés sous les mêmes abris, ne les avaient dévorées en grand nombre. Bidimiis obscurus, Mûll. Uccle, 22 novembre 1863; Rouge- Cloitre, 20 février 1867, très-nombreux sur les gazons et sur les branches basses des broussailles. Bulimus suhcijlindricus , L. Uccle, 22 novembre 1863^ Etter- beek, 14 février 1867 ; Rouge-Cloître, 20 février 1867. Clausilia nigriccms, Jefl'r. Rencontrée rampant sous les pierres pendant l'hiver, à Louvain. Très-abondante, à Rouge- Cloître, sur les pierres moussues d'un talus, le 20 février 1867. MEMOIRES. 37 Claimlia biplicafa , Leacli. Fin janvier 1S67 , dans les rocailles, les vieux murs, etc., au Jardin Zoologique de Bruxelles. Clausilia Bolphii, Gray. Trouvée en grand nombre dans les feuilles mortes, à Rouge -Cloître, le 18 mars 1866 et le 20 février 1867. Papa doliolum , Brug. Rouge-Cloitre , 18 mars 1866 et 20 février 1867, sous les pierres, etc. Vertigo pygmaea. Drap. Louvain, sous les pierres, en février 1846. Carychiimi minimum^ Mull. Observé en hiver, à Louvain, et à Rouge-Cloître, les 18 mars 1866 et 20 février 1867. Comme on vient de le voir, mes notes ne peuvent être regar- dées que comme de simples matériaux et ne font guère que constater quelques faits dont il serait plus que téméraire de vouloir tirer quelqu'induction. Tout au plus pourrait-on faire quelques réflexions sur certains rapprochements, encore offriraient-elles bien peu de stabilité, basées sur un aussi petit nombre de faits. Aujourd'hui je dois donc laisser de côté toute question que peuvent soulever ces phénomènes, et me borner à engager à poursuivre ces observations que chacun peut faire avec la plus grande facilité, en souhaitant qu'elles aboutissent à des conclu- sions importantes et à des résultats utiles. NOTE RELATIVE A UNE COLLECTION DE COQUILLES exposée au palais du Champ de Mars PAR LA. COMMISSION DES COLONIES FRANÇAISES l)ar E. DUBRUEIL — s l': A N C i; DU -2 JUIN 1 8 G 7 — Au nombre des objets exposés au palais du Champ de Mars par la commission des Colonies françaises, figure une collection de coquilles qui mérite de fixer l'attention. Sans mentionner les espèces rares qu'elle renferme, elle se distingue surtout par la précision des localités où ont été trouvés les mollusques qui la composent, et peut, à ce titre, aider au perfectionnement de la faune malacologique. Elle peut se diviser en deux parties distinctes : la première se compose de coquilles provenant de Cayenne, de la Marti- nique, des établissements français de l'Inde, de l'île de Poulo- Condore, et de la Nouvelle-Calédonie ; l'autre, formée par les soins de MM. Caillet et I. Desbonne, a été entièrement recueil- lie à la Guadeloupe. 40 SOCIËTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Occupons-nous d'abord de la première partie de cette col- lection, que nous avons été chargé de déterminer. Les espèces (658) sont loin d'être en grand nombre, mais la plupart suppléent par leur rareté et surtout par leur fraîcheur H ce défaut. On y remarque : Nautilus micromplialus, Gray. Bulla tenera, Adams. Hélix Raynali, Gassies, Bulimus Loroisianus, Hupé. » Souvillei, Morelet. » eximius, Albers. » calédoniens, Petit. » Lessonii, Petit. Scarabseus imperforatus, Adams. Cyclostoma Montrouzieri, Gassies. » Boccageanum, Gassies. Arapullaria prunella, Hupé. Eulima lactea, Adams. Neritina erythrostoma, Recluz. Nerita squamraulata, Le Guillou. Narica cancellata, Recluz. Natica columnaris, Recluz. Janthina striatula, Carpenter. Stomatia splendidula, Adams. Rotella Montrouzieri, Fisclier. Turbo tuberculatus, Quoy. Turbo nivosus, Reeve. Littorina dilatata, Reeve. Cerithium Gourmyi, Crosse. Triphoris comatus, Montrouzier. Ino gigas, Hinds. Strombus elegans, Reeve. Cassis bisulcata, Schubert et Wagner. Purpura nassoides, Quoy et Gairaard. Nassa horrida, Dunker. » retecosa, Adams. Terebra Bermonti, Lorois. Voluta Leshayesii, Reeve. » Rossiniana, Bernardi. Anciliaria Montrouzieri, Souverbie, Corbula Lavalleana, d'Orbigny. Eu char is qu ad rata, Hinds. Petricola robusta, Sowerby. Arca zebulensis, Reeve. Pecten Balloti, Bernardi. Spondylus plui'ispinosus, Reeve. Parmi le grand nombre d'individus qui composent cette col- lection, nous avons trouvé une très jolie espèce nouvelle appar- tenant au genre Voluta, dont nous publierons prochainement la description. Dans le genre Cyprsea figure une espèce considérée comme nouvelle par M. Hupé et qui pour nous n'est autre chose qu'une variété de la Cypraea arabica. Nous avons vu un indi- vidu identique, mais beaucoup plus beau, dans la collection de MÉMOIRES. 41 M. Bouvier, qui a confirmé notre manière de voir. Enfin, M. Cailliaud, de Nantes, nous a assuré posséder une coquille semblable, et partager entièrement notre opinion. Nous croyons utile d'indiquer ici les espèces qui figurent dans cette partie de la collection et qui se trouvent dans la Méditerranée : Patella vulgata, L. (0. atlantique). Bulla striata, L. (Nouv. Calédonie). Janthina communis, Lam. (Marti- nique). Janthina globosa, Swains. (N. Ca- lédonie). Sigaretus haliotideus, Lam. (Indes). Cassis vibex, Brug. (N. Calédonie). Dolium galea, L. (N. Calédonie). Coluqibella rustica, Lam. (Antilles). Cyprsea moneta, L. (N. Calédonie). » annulas, L. (id.) » helvola, L. (id.) » erosa, L. (id.) Solen vagina, Lam. (Indes). Tellina donacina, Gmel. (Indes). » punicea, Lam. (Martinique). Cardium edule, L. (0. atlantique), » lœvigatura, Gmel. (Mar- tinique). Pinna rudis, L. (Poulo-Condore). Lima squamosa, Lam. (N. Calé- donie). Pecten varius, Penn. (0. atlantique et N. Calédonie). Pecten opercularis, Lam. (0. atlan- tique). Anomia ephippium, L. (Poulo-Con- dore). La deuxième partie de cette collection est certainement la plus importante. Elle comprend six cent quarante et une espèces de mollusques recueillies à la Guadeloupe et déterminées par M. Schramm. La liste des espèces qui composent la faune malacologique de cette île est bien loin d'y être entièrement représentée, mais, telle qu'elle est, cette collection nous fait connaître les espèces rares qui s'y trouvent et complète le catalogue des coquilles recueillies à la Guadeloupe et ses dépendances, publié par M. Beau, dans la Revue coloniale de décembre 1857. Enfin, par sa position géographique, la Guadeloupe peut être consi- dérée comme un point central du groupe des Antilles, de sorte H SOCIÉTÉ MALACOLOC.IQUE DE BELGIQUE que, grâce à cette collection, nous aurons une idée générale de la faune de ces îles (i). On peut indiquer comme rares les espèces suivantes : Sepia antillarum, d'Orb. Atlanta Peroni, Lesueur. Murex Toupiollei, Bern. » Cailleti, Petit. Fusus Schrammi, Crosse. Pleurotoma antillarum, Crosse. Triton Loroisii, Pet. Ranella Thomse, d'Orb. Phos Beaui, Fisch. et Bern. » antillarum, Pet. Purpura galea, d'Orb. Nassa guadelupensis, Pet. Voluta Beaui, Fisch. et Bern. Erato Maugeriœ, Gray. Columbella Schrammi, Pet. « Lafresnayi , Fisch. et Bern. » Saint-Pairiana, Caillet. Scalaria pernobilis, Fisch. et Bern. Solarium bisulcatum, d'Orb. Skœnea Beaui, Fisch. » Adamsii, Fisch. Conus Duvalii, Bern. Cancellaria trigonostoma, Desh. Triphoris ornatus, Hinds. Xenophora cariba3a, Pet. Trochus Schrammi, Fisch. Stomatella picta, d'Orb. Acmœa Hamillei, Fisch. Emarginula RoUandii, Fisch. Chiton acutiliratus, Reeve. » Schrammi, Shuttl. Chitoiiellus strigatus, Shuttl. Bulla canaliculata, d'Orb. Discus Baudonii (Hélix), Pet. Bulimus Lherminieri, Fisch. Pupa Eryesii, Drouët. Hélix Schrammi, Fisch. Blauneria heteroclita, Montagu. Physa guadalupensis, Fisch. Planorbis Schrammi, Crosse. « guadalupensis, Sow. Ancylus Beaui, Bourg. Cyclostoma Beauianum, Pet. » Schrammi, Shuttl. Pholas Beauiana, Recl. Cumingia Petitiana, d'Orb. » antillarum, d'Orb. Cardium Petitianura, d'Orb. Diplodonta semiaspera, Phil. Arca americana, d'Orb. Pecten Schrammi, Fisch. Spondylus echinatus, d'Orb. Terebratulina Cailleti, Crosse, (i) On consultera : Adams, B. — Synopsis oonchyliarum Jamaicensium. (Extrait des comptes-rendus de la Société d'histoire naturelle de Boston, 1845). Bland. — On the distribution of the terrestrial mollusk, wieh inhabit the Island of St-Thomas, 1844. Morelet. — Testacea novissima insulaî Cubanœ et Americœ centralis. Paris, 1845-1851. Raraon de la Sagra. — Histoire de l'Ile de Cuba. (Mollusques par d'Orbigny), 1853. Shuttleworth. — Catalogue on the terrestrial and fluviatils Schells of St-Thomas. (Annales de la Société d'histoire naturelle de New-York, 1862. MEMOIRES. Vo Au nombre des espèces de cette collection qui se trouvent aussi dans la Méditerranée, nous citerons : Hyalœa trispinosa, Lesueur. Teredo norvegica, Spengl. Janthina fragilis, Lamk. Tellina pellucida, Phil. Cassis granulosa, Brug. » carnaria, Lin. Dolium galea, Lin. Venus venetiana (Cytherea), Lamk. Scalaria laraellosa, Lamk. Cardium Isevigatum, Larak. Cyprœa spurca, Lin. Arca Nooe, Lin. Cerithium lima, Brug. » lactea, Lin. Crepidula unguiformis, Lamk. Lima squaraosa, Larak. Neritina viridis, Lamk. » bullata, Born. Teredo navalis, Lin. Nous regrettons vivement que le Pleurotomaria Quoyana, qui fait partie de la Collection Caillet et I. Desbonne, ainsi que l'atteste le catalogue que M. le Commissaire des Colonies a bien voulu mettre à notre disposition, n'ait pas été envoyé à l'Exposition universelle. On n'a encore trouvé dans les mers actuelles que deux représentants de ce genre si répandu dans certains terrains anciens. L'un est la coquille en question : l'autre, qui faisait partie de la riche collection de feu M. Rolland du Roquan, de Carcassonne, est actuellement en la possession de M. Moitassier, de Montpellier, chez lequel nous avons pu voir cette coquille précieuse. DESCRIPTION (le TROIS COQUILLES FOSSILES NOUVELLES par F. DEMALZINE (Planche 2) — SÉANCE 1) L' 2 JUIN I 8 ti 7 — Crania Adanii, nobis. Fig. 1. -2. 3. 4. Coquille un peu plus large que longue, assez épaisse, presque plane, un peu bombée supérieurement, rugueuse, sans char- nière, ayant près du bord cardinal deux attaches musculaires presqu'ovales pour maintenir les valves, en dessous deux autres impressions plus petites, plus profondes, à bords minces et relevés ; un peu plus bas et en dessous une saillie un peu conique et assez relevée servant d'attache au corps de l'animal, le restant de l'intérieur de la valve est couvert d'une multitude de petites côtes qui vont des impressions musculaires et de la protubérance qui sert d'attache au corps de l'animal à la circonférence, et que nous pensons être les muscles du manteau ou les impressions des cils de l'animal. Le pourtour de la coquille est presque lisse. i6 SOClÉTIi MALACULUGIQIE DE BELGIQUE Cette coquille dont je ne connais que la valve supérieure a 0,021 mill. de longueur sur 0,016 de largeur. Cette coquille a quelques rapports éloignés avec la Crania variabilis de Nyst fPileojms variabilis, Galeotfï), du niêrae ter- rain, qui ne parait pas avoir connu la valve supérieure, mais elle en diffère principalement, 1° par sa taille qui est beaucoup plus grande et par son épaisseur, 2" par ses impressions muscu- laires plus marquées, 3*^ par les impressions ciliaires qui sont plus fines, moins marquées et plus de trois fois plus nombreuses. Nous ne savons précisément à quelle couche de terrain rap- porter notre coquille, ne l'ayant pas trouvée en place. Elle vient de St-Gilles où je t'ai trouvée sur le bord d'un chemin, mais je la crois du terrain bruxellien de M. Dumont. Je me fais un plaisir de dédier cette rare et belle espèce, dont je ne connais d'autre exemplaire que celui en ma possession, à M. Adan, directeur sfénéral des contributions, douanes et accises, président de la Société Malacologique de Belgique et amateur des plus distingués d'objets microscopiques dont il possède une magnifique collection. Pjleopsis Deshayesii, nobis. Fig. o. 6. 7. Coquille grande, plus longue que large, à sommet très sur- baissé, atteignant presque le bord postérieur, ne faisant qu'une inflexion à droite, formant à peine 1/4 de tour de spire : le test est mince, faisant voir de nombreuses mar(]|ues d'accroissement qui sont beaucoup plus prononcées en avant qu'en arrière comme l'indique la figure 5 et qui font paraître la surface de la coquille rugueuse. Sa plus grande longueur prise intérieurement est de 0,048 millimètres, sa plus grande largeur de 0,041 et sa hauteur de 0,032 millimètres. MEMOIRES. il Cette coquille qui provient du crag gris à Anvers a quelques rapports éloignés avec le Pileopsis obliquus, Sam ; Wood, qui se trouve aussi à Anvers dans le même terrain, mais elle en diffère par sa forme plus large et plus arrondie et par son sommet plus surbaissé; elle a aussi quelques rapports avec le Pileopsis ungaricus, Linné, qui se trouve aussi à Anvers, mais elle en diffère par sa forme plus allongée, par son sommet très déprimé et porté tout à fait en arrière. Je dédie cette belle coquille à M. Deshayes, auteur de plu- sieurs ouvrages sur les coquilles fossiles des environs de Paris et de diff'érents autres ouvrages sur les coquilles vivantes et fossiles et qui à bon droit peut être regardé comme le doyen des con- chyliologistes français. BucciNUM Dejaerii, nobis. Fig. 8. 9. Coquille ovale, oblongue, ventrue, épaisse, composée de cinq ou six tours de spire diminuant rapidement, dont le dernier fait plus de la moitié de la coquille, le sommet est obtus par suite de la rapide décroissance des tours de spire, la surface est presque lisse, on n'y voit que les accroissements longitudinaux et quelques stries trans verses près du canal, l'ouverture est ovale, oblongue, un peu élargie près de l'ouverture du canal qui est court et un peu déjeté en dehors, la columelle est arquée et le bord gauche assez épais. Sa plus grande longueur est de 0,069 raill., sa largeur de 0,045 mill. ; la longueur de l'ouverture de 0,040 mill. et sa largeur de 0,019 mill. Ce buccin qui provient du crag gris d'Anvers a quelques rapports avec le Buccinum Dalei Sowerby, et crassum Nyst, qui se trouvent également dans le crag à Anvers, mais il diffère du premier par sa taille, son épaisseur et le manque de stries 48 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE transverses, et du second par sa taille, sa forme plus renflée et plus raccourcie. Je dédie cette belle et rare coquille à M. Ernest Dejaer, sous ingénieur des mines, amateur distingué de conchyliologie et de paléontologie. EXPLICATION DE LA. PLANCHE 2. Figure 1. Crania Adanii, coquille grossie, vue intérieu- rement. 2. La même, grossie, vue extérieurement. 3. La même, grandeur naturelle, vue intérieurement. 4. La même, grandeur naturelle, vue extérieurement. 5. Pileo'psis Deshayesii, vue extérieurement. 6. La même, vue de profil. 7. La même, vue intérieurement. 8. Buccimim Bejaerii, vue du côté de l'ouverture. 9. La même, vue du côté opposé. DESCRIPTION d'une NOUVELLE ESPÈCE D'HELIX par E. DU BRU El L (Planche ô) — SÉ.VNCE DU 1" JUILLET 1867 — Hélix Gervaisii, E. Dubrueil. — • T. depressa, supra con- vexa, sitbtus explanata, solida, corneo-rufa ; anfractibus septenis, sensim accrescentibus, longitudinaliier striatis, ultimo malleato et ad periphœriam siibcarinato ; suturis sat profandis; apice obtusissimo ; umbilico parvo, sabcalloso ; apertura subovata ; labro sub incrassato, intus albo. Altitud. : 35 millimètres. Diam. : 83 millimètres . Habitat. : Les Philippines? Coquille déprimée, convexe en dessus, assez aplatie en des- sous, à stries longitudinales très-marquées, épaisse, solide, d'une couleur rougeâtre. Spire composée de sept tours, augmentant 50 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQllE DE BELGIQUE graduellement, le dernier tour offrant des enfoncements comme s'il avait été frappé au marteau, et présentant une carène mé- diane un peu obtuse. Sutures assez profondes. Ombilic étroit, en partie recouvert par une callosité. Ouverture subovale, échancrée par l'avant-dernier tour; le bord columellaire très peu courbe. Péristome à bords écartés, convergents, un peu épaissi en dedans, blanc intérieurement. Cette coquille diffère trop des Hélix Neptunus, distincta et sagiitifera pour pouvoir être confondue avec ces espèces. L'Hélix qui s'en rapproche le plus est \ Hélix biiphialmys, Fér. (Hélix sfolephora. Val.), mais ce dernier est beaucoup moins déprimé, surtout dans les premiers tours de spire; il est bien plus concave en dessous; enfin son bord columellaire est beaucoup plus arqué, et les deux bords de la bouche plus rap- prochés que dans \ Hélix Gervaisii. Cette belle espèce m'a été envoyée comme venant des Phi- lippines; pourtant nous n'indiquons cette localité que sous toutes réserves. Nous la dédions à M. P. Gervais, professeur à la faculté des sciences de Paris. NOTICE sur les MOLLUSQUES COMESTIBLES ET LES COQUILLES UTILES DE LA MER ADRIATIQUE PRINCIPALEMENT EN CE QUI CONCERNE LES ESPÈCES DES CÔTES DE l'iSTRIE, DE TRIESTE, DE LA DALMATIE ET DES LAGUNES DE VENISE par le Docteur A. SENONER Traduit de l'allemand par Armand THIELENS, d. s n. SEANCE DU 4 AOUT 1867 — Outre les nombreuses espèces de poissons, crustacés, céphalo- podes etc., qui habitent la mer Adriatique et qui sont amenés journellement dans nos marchés, les habitants des côtes se livrent encore à la pêche de diverses espèces de coquilles et de mollusques qui servent d'aliment non seulement à la classe nécessiteuse, mais encore à la bourgeoisie et même à la classe aisée. Dans la famille des Muricidés » Stachelschnecken " (Mol- lusques épineux), nous remarquons les Murex brmidaris, Lin. et Murex Irunculus, Lin., que l'on trouve toute l'année sur nos places publiques et qui sont connus sous les noms vulgaires de 52 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE " Bulo maschio „ et » Bulofemina » ou » Garusola. » Ils sont très estimés de la classe pauvre qui en fait une consommation considérable. Le jus blanchâtre qu'ils excrètent devient au bout d'un cer- tain temps d'un vert très prononcé. On l'expose alors à la lumière sous l'influence de laquelle il se colore bientôt en une belle couleur d'un rouge pourpre, couleur dont, nos pères se servaient jadis pour teindre leurs étoffes de laine. Parmi le Sfrombidés „ Flûgelschnecken ; „ (mollusques ailés) nous trouvons le Cheiiopus pes-pelicani , Phil., lequel habite les fonds bourbeux de la mer à une profondeur d'environ 150 pieds; on le rencontre fréquemment dans nos marchés où il est connu sous le nom de « Zwmarugola. « Les ouvriers esti- ment beaucoup ce petit mollusque. Parmi les Cérifhiidés „ Nadelschnecken, „ (mollusques en forme d'aiguilles), il faut mentionner le Cerithium vulga- ium, Brug., connu sous les noms de « Campanari, Caragolo longo n et qui n'est guère mangé que par la classe tout à fait nécessiteuse. Parmi les Trochidés « Kreiselschnecken « (mollusques en forme de toupie) on rencontre fréquemment sur nos places publiques le Turbo rugosus. Lin., qui vit à une profondeur d'environ 58 pieds. Ses jolis opercules et d'ailleurs la coquille toute entière, servent après en avoir enlevé les couches calcaires extérieures, à confectionner divers objets de luxe. Les Tr oeil as fragaroïdes , Lin., (connu sous le nom de " Naridale; " Trochus albidus, Gm. « Caragolo iondo ; „ Trochus cinereus, Lam., fournissent un excellent aliment ; ils sont d'abord échaudés, on en ôte ensuite l'animal au moyen d'une aiguille, puis on le mange. Les coquilles sont aussi net- toyées et polies et sont employées, notamment à Venise, pour divers usages ornementaux. Les trochidés vivent sur les rochers submergés et de là se laissiMit (Mitraîncr par la marée ascendante ou remontante : ils MÉMOIRES. 53 se tiennent tout au plus quelques heures à 1 ou 2 pieds au dessus du niveau de la mer. Parmi les Patellidés " Napfschnecken » (mollusques en forme d'écuelle) nous citerons la Pafella scutellaris, Lam., « Panta- lena, " abondant sur les côtes de l'Adriatique. Elle vit sur les pierres et les rochers, choisit de préférence les écueils les plus tourmentés par les vagues et ne demeure que quelques heures hors de l'eau. On la voit fort souvent dans les marchés, de même que la Fissmella costaria, Desh., qui se fixe sur les pierres à une profondeur qui varie de 3 à 10 pieds. Parmi les BuUidés " Blasenschnecken „ (mollusques en forme de bouteille) il faut citer la Bulla hydatis^ Lin., qui vit au milieu des algues et des zostéracées. Sa chair, qui est très- mangeable, n'est cependant presque jamais employée. Dans l'embranchement des Acéphales, nous trouvons un nombre considérable d'espèces qui sont utilisées comme aliments par les habitants des côtes. Citons d'abord le Pholas dactylm. Lin., (ordre des Phola- dacés, fam. des Pholadidés) " Bobrmuscheln „ (mollusque en forme de foret), qui se niche dans les pierres et les rochers qu'il perfore. Sa chair, très-épicée, constitue un excellent mets. Le peuple appelle ce mollusque " Dattilo. « Vient ensuite les Teredo navalis, Lin., (ordre des Pholadacés, fam. desTérédininés) » Bohrwûrmen » (vers perforeurs), qui se forent des trous dans les ouvrages en bois et font, par là même, des dégâts considérables aux constructions des ports: on ne met les navires à l'abri de l'invasion des tarets, qui vivent en famille et dont la fécondité est prodigieuse, qu'en les doublant de cuivre jusqu'à leur ligne de flottaison. Le peuple nomme ces ennemis des navigateurs " Biffe deiligni; ils fournissent un aliment très- mangeable, mais qui ne trouve que fort peu d'amateurs. Les Solénidés " Messerscheiden „ (mollusques en forme de gaine d'épée) nous fournissent les Solen vagina. Lin., et Solen siliqua. Lin. Ces mollusques, appelés vulgairement " Cape da U SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE deo, Cape lonç/ieou. Taôac.ki?ie, ,, vivent, à deux ou trois pieds de profondeur dans la vase de la mer. Ils sont grillés ou préparés en soupe : la première méthode est la plus usitée, et c'est ainsi, dit-on, que l'animal est le meilleur. Le Solen siliqua n'est pas très-goûté à cause de son goût légè- rement âpre. On prend ces mollusques au moyen d'une pique ou d'un ter de lance. N'oublions pas les Mactra lactea. Poli, Mactra Stultorum. Lin., qui affectionnent les fonds sablonneux et sont souvent offerts en vente; vient ensuite la Tellina frarjUis, Lin., dont la chair est des plus délicates, mais qui ne vient que très-rarement dans les marchés aux poissons. 11 en est de même du Psammobia vespertina, Lam. La /S'(?roôzra/<7n Id. Poiret, Draparnaud, Brard, Nilsson, Bouchard, etc. Mais depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire depuis l'époque où l'attention des auteurs a été appelée sur la place effective de chaque bande, et sur les agglomérations de bandes voisines, la largeur des fascies a cessé d'être renseignée dans les descriptions. C'est ainsi que Gras, L. Pfeiffer, Moquin-Tandon, Colbeau, Gysser, etc., n'en font aucune mention. F. — Les observations qui précèdent, litt. E, s'appliquent également au caractère tiré au plus ou moins de rapprochement ou d'écartement des bandes de la coquille. Les conchyliologistes anciens notaient attentivement ce caractère. Ainsi Schlotterbeek indique lorsque deux bandes voisines (i) Loc. cit. (2) Loc. cit. (â) Caroli a Linné systema naturœ 1789, t. I, part. VI, p. 3647 et suiv. 9 66 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE sont rapprochées ou éloignées {sibi proximae jundae, nonnihil remotae^ rcmotae, longe remotaë), lorsque plusieurs bandes offrent respectivement les unes aux autres le même écartement, {aequaliter distantes), etc. Mûller, sans entrer dans autant de détails à ce sujet, men- tionne, dans quelques variétés, si leurs bandes sont également ou inégalement distantes {aequaliter , inaequaliter remotae, remo- lissimae), etc. Mais ce caractère a cessé d'être indiqué depuis l'époque où les auteurs, notamment Draparnaud, ont commencé à distin- guer, parmi les bandes, celles qui sont continuées et celles qui ne le sont pas (V. ci-dessus litt. C.) Résumé. — En résumé, la division des coquilles à'helix nemoralis et à'helios hortensis en variétés fasciées et non fas- ciées a été admise de tout temps, mais le mode d'observation des fascies ou bandes a singulièrement varié depuis la fin du siècle dernier. Les concliyliologistes de cette époque considéraient comme fascie, toute bande circulaire de la coquille, que cette bande fût naturelle ou fût le résultat de la réunion de deux bandes voisines; mais ils ne se bornaient pas à citer le nombre des fascies pour établir la division des variétés, ils mentionnaient encore le plus ou moins de largeur de chacune d'elles, ainsi que le plus ou moins de rapprochement ou d eloignement des fascies voisines. Vers le commencement du siècle, ce dernier caractère a été délaissé, mais, en revanche, on a distingué, dans la citation des bandes, celles qui se continuent sur les différents tours de spire, et celles qui se prolongent dans l'ouverture seulement. Plus tard, les conchyliologistes ont substitué le calcul des bandes naturelles à celui des bandes apparentes, en tenant compte de l'isolement de certaines bandes et de l'aggloméra- tion de certaines autres; ils ont précisé, dans chaque variété, MÉMOIRES. 67 non seulement le nombre des bandes continuées ou non conti- nuées, mais le rang naturel qui doit être assigné à chacune d'elles, enlevant ainsi aux anciennes descriptions ce qu'elles avaient de confus et d'amphibologique;^ par contre, ils ont cessé de mentionner la largeur des bandes. Tel est l'état actuel des observations; les détails énumérés ci-dessus sub. litt. A, B, C, B sont soigneusement étudiés, tandis les autres, E et F, sont complètement abandonnés. § 5. REMARQUES CRITIQUES. Kien, d'après nous, ne justifie cet abandon. Une description de variétés, en conchyliologie, doit être assez complète pour donner une idée exacte de l'aspect de la coquille décrite; d'une autre part, les individus réunis dans une même variété, doivent avoir entr'eux une grande similitude. Or, en négligeant de tenir compte de la largeur des bandes, et de celle des intervalles qui les séparent les unes des autres, on n'atteint aucun de ces deux résultats. C'est ce dont on pourra se convaincre en comparant succes- sivement entr'elles, à la planche 6 ci-après, les fig. 5 et 6, 7 et 8, 14, 15 et 16 et surtout les fig. 9, 10, 11 et 12 repré- sentant toutes quatre la variété à cinq bandes isolées. Si l'on considère les différences radicales qui existent, sous le rapport de l'aspect, entre la fig. 9 et la fig. 12, par exemple, on doit convenir que la simple indication du caractère qui leur est commun, sans aucune mention des caractères qui les distin- guent, constitue une définition bien insuffisante, et, à un autre point de vue, que le rapprochement des deux coquilles, dans une collection, enlèverait à celle-ci toute apparence d'ordre, de régularité. Tout vicieux qu'il soit à certains égards, le mode de descrip- tion des variétés d'hélices adopté par les conchyliologistes du 68 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE siècle dernier, prêtait mieux au classement que les définitions incomplètes en usage aujourd'hui. Notre système consiste tout simplement à corriger le passé par le présent, tout en complétant le présent par le passé. Sans doute, il importe de constater la situation réelle de chaque bande, ainsi que les agglomérations de bandes voisines, comme les auteurs modernes le font avec grand soin. Mais il importe aussi, comme le faisaient les anciens, de tenir compte de la lar- geur et de l'espacement des bandes. Si la disparition de l'une de celles-ci est un caractère intéres- sant à noter, il doit en être de même de son amincissement, c'est à dire de sa tendance à disparaître. Si la réunion de deux bandes mérite d'être observée, il doit en être de même du développement anormal que ces bandes peuvent offrir, et qui tend à les réunir, quoique séparées, etc. Tout tend donc à justifier l'utilité de notre proposition. Une seule objection peut se produire, savoir l'inconvénient d'un trop long diagnose; mais cet inconvénient peut être facile- ment évité si l'on considère qu'aujourd'hui la définition des variétés d'hélices se fait au moyen de courtes formules compo- sées, au maximum, de cinq lettres ou de cinq chiffres, et que, moyennant une légère surcharge, ces formules peuvent être complétées dans le sens que nous indiquons. Nous reviendrons plus loin sur ce dernier sujet, qui fera l'objet d'un paragraphe spécial. (§ 7 ci-après). § 6. MODE d'observation A SUIVRE. Des considérations qui précèdent il résulte que, pour obser- ver d'une manière régulière et complète la coquille d'une hélix ncmuralis ou d'une heliœ horiensis, il faut constater d'abord si elle est ornée d'une ou de plusieurs bandes ou si elle en est privée; dans la première hypothèse, quel est le nombre des bandes existantes, le rang qu'occupe chacune d'elles, si elles sont libres MÉMOIRES. 69 ou réunies, quelle est, enfin, la largeur des dites bandes et celle de l'intervalle qui les sépare. (V. ci-dessus § 3, litt. A à i^.). Comme ces divers caractères varient parfois sur les diffé- rents points d'une même coquille, il importe de déterminer d'abord, sur celle-ci, la face destinée aux observations; celle qui nous paraît la plus convenable à cet effet, est la face qu'in- dique le frontispice de la planche 4 ci-après, savoir : la moitié du dernier tour de spire qui est la plus rapprochée du second, et qui permet d'apercevoir l'ouverture. Les bandes de la coquille sont parfois trop diffuses dans l'autre moitié du dernier tour de spire, pour que cette partie puisse être utilement consultée. A. — ABSENCE ou PRÉSENCE DES BANDES. Cette observation ne présente aucune difficulté. L'existence ou la non existence des bandes, celles-ci fussent-elles non colo- riés, c'est-à-dire transparentes, est un fait trop aisé à constater, pour qu'aucun doute puisse s'élever à ce sujet. B. NOMBRE DES BANDES. Lorsqu'une coquille est fasciée, il faut d'abord s'assurer du nombre réel de ses bandes naturelles, lequel peut-être de un (PI. 6, fig. 21 à 23), de deux (id. fig. 19 et 20), de trois (id. fig. 17 et 18), de quatre (id. fig. 13 à 16) ou, au maximum, de cinq (id. fig. 1 à 12). On doit ici se garer de deux erreurs, savoir : d'une part, de considérer comme bandes distinctes les lignes plus ou moins nettement tracées qui sont le résultat du dédoublement d'une seule et même bande, et, d'une autre part, de confondre avec les bandes naturelles les agglomérations de plusieurs bandes voi- sines. (V. ci-après, litt. D.). Dans la plupart des cas, les subdivisions d'une même bande sont très-rapprochées entr'elles, et les intervalles qui les séparent 70 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE présentent quelques vestiges de leur origine commune ; ce qui permet de constater le dédoublement. Pour éviter de confondre une bande libre avec une agglomé- ration de deux bandes (Comparer, PI. 6, la fig. 16, à bandes 3 à 4 réunies, avec la fig. 17, à bande 3™^ large), il faut tenir compte de l'emplacement naturel de chaque bande, d'après les règles exposées ci-dessus § 2, et poursuivre, comme il est dit ci-après, litt. C, l'examen des fascies sur les différents tours de spire. L'application attentive de ces règles facilitera également la détermination du nombre réel des bandes chez les variétés parmi lesquelles plusieurs bandes sont réunies, et permettra d'établir, à cet égard, des distinctions qui ne résultent pas toujours du premier coup d'œil. (Comparer, PI. 6, la fig. 1 et la fig. 13). Lorsque trois, quatre ou cinq bandes sont unies, les intermé- diaires cessent d'être apparentes, et se confondent dans l'agglo- mération commune, de sorte qu'il serait impossible d'apprécier, par exemple, dans la variété ayant la bande inférieure réunie à la médiane, si la seconde inférieure existe en réalité ou si elle fait défaut, (pi. 6, fig. 2 à 4). Cette difficulté ne pouvant être résolue ici que théoriquement, nous poserons en principe que lorsque deux bandes qui ne se suivent pas immédiatement dans l'ordre numérique, sont agglomérées, l'intermédiaire ou les intermédiaires sont censées exister. (PI. 6, fig. 1, 2, 3, 4, 13). C. — RANG DE CHAQUE BANDE. Le nombre des bandes naturelles étant connu, il faut constater ensuite, au cas où ce nombre est incomplet, c'est-à-dire inférieur à cinq, quelles sont, eu égard à leur situation propre, les bandes existantes. Les règles exposées plus haut, § 2, lèveront toute difficulté à ce sujet ^ il est rare qu'une bande subisse un déplacement tel, que des doutes s'élèvent sur son identité, et encore ces doutes sont-ils presque toujours dissipés par un examen attentif poursuivi sur MÉMOIRES. 71 d'autres points de la coquille que sur celui qui sert de base aux observations qui nous occupent, c'est-à-dire sur les premiers tours de spire s'il s'agit de l'une des trois bandes supérieures, et sur la deuxième moitié du dernier tour, aux abords du péristome, s'il s'agit de l'une des deux bandes inférieures. Nous avons déjà dit plus haut que certains conchyliologistes dénomment la bande supérieure première bande, la suivante deuxième bande, et ainsi de suite jusqu'à la cinquième ou infé- rieure; d'autres, renversant la proposition, assignent, au con- traire, le premier rang à la bande inférieure, la supérieure devenant ainsi la cinquième. Le premier de ces deux modes de désignation est celui que nous adopterons, comme étant le plus usité (V. pi. 4, frontispice). Ainsi les fig. 13 à 16 de la planche 6 ci-après, possèdent les quatre dernières bandes seulement, la première faisant défaut ; — les fig. 17 et 18 de la même planche ont trois bandes, la V\ la S"'^ et la 5^"^; — les fig. 19 et 20 en ont deux, la 3"^" et la 4™<= ; — enfin les figures 21 à 23 représentent des variétés à une bande, 4"^% 3'"« ou 2"*^ D. RÉUNION DE BANDES. On sait déjà que les bandes, dans les coquilles qui en possè- dent plus d'une, sont libres ou réunies. La réunion, lorsqu'elle existe, peut être, soit de deux bandes voisines (PI. 6, fig. 7 et 8, n°^ 2, 3 ; fig. 14 à 16, n°^ 3, 4), soit de trois (fig. 2 à 4, n°' 3, 4, 5), soit de quatre (fig. 13), soit enfin de cinq, lorsque toutes les bandes forment une seule agglomération (fig. 1). Chez les coquilles à quatre bandes, il peut exister deux agglo- mérations distinctes, formées de deux bandes chacune. Enfin, parmi les coquilles à cinq bandes, il peut également se présenter deux agglomérations, formées, soit de deux bandes réunies chacune (fig. 5 et 6), soit de deux bandes réunies d'une part, et de trois bandes d'autre part, (fig. 2 à 4). 72 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE La constatation du fait de l'agglomération des bandes et de l'importance de celle-ci, c'est-à-dire du nombre des fascies dont elles se composent, dérive nécessairement des observations aux- quelles on s'est livré pour déterminer le nombre des bandes naturelles et pour assigner à chacune d'elles le rang qui lui appartient. Nous ne pouvons donc que nous référer ici aux considérations exposées plus haut litt. B et C. E. — LARGEUR DES BANDES. Pour fixer dans de certains limites le plus ou moins de déve- loppement de chaque bande, convient-il de procéder par voie de comparaison des différentes bandes de la même coquille, ou par voie d'appréciation absolue ? Le premier de ces deux modes nous paraît inadmissible : d'abord, parce qu'il est inapplicable aux variétés qui ne possè- dent qu'une seule bande, ensuite parce que la comparaison, surtout chez les variétés à 4 et à 5 bandes, pourrait mener fort loin, enfin, et surtout, parce que le système comparatif, excluant toute base fixe, invariable, aurait pour conséquence de grouper dans une même variété des individus fort dissemblables entr'eux. Ainsi, les deux variétés de la pi. 6, fig. 9 et fig. 12 ont l'une et l'autre cinq bandes isolées égales entr elles, et présentent cependant un faciès trop distinct pour que leur rapprochement immédiat soit possible. Il nous paraît préterable d'assigner aux bandes une largeur normale bornée par un maximum et un minimum de dimension, et de rapporter à cette base toute modification tendant, soit à un élargissement, soit à un rétrécissement anormal. Chaque bande serait ainsi qualifiée, selon les cas, large, moyenne ou étroile. Nous ne sommes point d'avis qu'il faille tenir compte, pour fixer la largeur normale des bandes, des dimensions de la coquille, ni, par conséquent d'établir ici une différence entre MÉMOIRES. 73 V hélix nemoralis et V hélix hortensis ; nous n'admettons pas, non plus, qu'une largeur normale propre soit assignée à chacune des cinq bandes. Les distinctions établies à ce double point de vue compliqueraient singulièrement les déterminations, et sans utilité réelle, car le but à atteindre n'est autre, en définitive, que d'ob- tenir une description exacte de chaque variété ainsi que la réunion, dans chacune d'elles, des individus conformes:^ or, ce résultat sera obtenu d'une manière tout aussi complète et beau- coup plus simple, par l'adoption d'une base unique de largeur pour toutes les bandes sur toutes les coquilles. Nous considérons comme bandes moyennes celles dont la largeur est, au minimum de 1/2 millimètre, et au maximum de 1 1/2 millimètre (V. pi. G, fig. 8, n*'^ 1 et 4 ; fig. 9, n° 1 ; fig. 10, n-^^ 1 et 3; fig. 11, n°^ 4 et 5 ; fig. 15, n° 5; fig. 17, n*' 5; fig. 18, n«^ 1 et 3; fig. 20, n'' 3; fig. 22, n'' 3). Toute bande ayant moins de 1/2 millimètre est étroite (V. pi. 6, fig. 6, n° 3 : fig. 7, n«^ 1 et 4; fig. 8, n° 5: fig. 10, n«^ 2 et 4 ; fig. 11, n"^^ 1 et 3 ; fig. 12, n°^ 1 à 5; fig. 15, n° 2; fig. 16, n°^ 2 et 5 :, fig. 17, n° 1 ; fig. 18, n" 5 ; fig. 20, n° 4; fig. 23, n° 2). Toute bande ayant plus de 1 1/2 millimètre est large (V. pi. 6, fig. 5, n« 3 ; fig. 7, n« 5 ; fig. 9, n°^ 2 à 5 ^ fig. 10, n^' 5; fig. 11, n°2:fig. 14, n°^ 2 et 5 ^ fig. 17, n° 3 ; fig. 19, n°^ 3 et 4; fig. 21, nM). En fait, chacune des cinq bandes ordinaires peut présenter l'une ou l'autre de ces trois dimensions, sauf cependant la première ou supérieure, qui, par sa situation, ne saurait, sans anomalie, être large ; elle est toujours, ou étroite, ou moyenne. Le mode qui vient d'être indiqué pour les bandes simples, nous l'appliquerons également aux bandes composées, lesquelles, dépassant toujours, en fait, une largeur de 1 1/2 milHmètre, ne sauraient être, ni étroites,, ni même moyennes, et, par consé- quent, sont toujours larges (V. pi. 6, fig. 1, n°' 1 à 5; fig. 2 à 4, n°^ 1 et 2, n°^ 3, 4 et 5 ; fig. 5, n°^ 1 et 2, n°^ 4 et 5 ; fig. 6, 10 74 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. n°Met5; fig. 7 et 8, n°«2 et 3 ; fig. 13, n°^ 2 à 5 ; fig. 14 à 16, n°^ 3 et 4) ; il y a cependant exception pour l'agglomération résultant de la simple réunion des bandes l'*" et 2™*= ; cette agglo- mération offre parfois une largeur inférieure à 1 1/2 millimètre ; elle peut donc être moyenne^ (PI. 6, fig. 6, n°^ 1 et 2), mais jamais étroite. F. — ESPACEMENT DES BANDES. Le système d'observation qui vient d'être indiqué pour l'appréciation de la largeur des bandes, nous l'appliquons à l'appréciation du plus ou moins d'espacement que celles-ci peuvent offrir entr'elles, c'est-à-dire à celle de la largeur des intervalles qui existent entre deux bandes voisines non réunies. Chaque intervalle est donc moyen, étroit ou large : Moyen, lorsque sa largeur est, au minimum de 1/2 millimètre, et au maximum de 11/2 millimètre (V. pi. 6, fig. 3, n°' 2-3 ; fig. 7, n'' 1-2 ; fig. 8, n°^l-2, n'' 3-4 ; fig. 10, n°U-2 ; fig. 12, 11°^ 1-2; fig. 15,n°^4-5. Étroit, lorsque sa largeur est inférieure à 1/2 millimètre (V. pi. 6, fig. 2, n°^ 2-3; fig. 5, n"' 2-3, n°^ 3-4; fig. 7, n°^ 4-5; fig. 9, \r 1-2, n°^ 2-3, n"' 3-4, n°' 4-5; fig. 10, n°^ 3-4, n°^ 4-5; fig. 11, n°^ 1-2, n*'^ 2-3; fig. 14, n°^ 2-3, n°^4-5; fig. 15, n°^2-3; fig. 19, n°« 3-4). Larye, lorsque sa largeur dépasse 1 1/2 millimètre (V. pi. 6, fig. 4, n"' 2-3; fig. 6, n°^ 2-3, n°^ 3-4; fig. 7, n°^ 3-4; fig. 8, n°« 4-5; fig. 10, n°^ 2-3; fig. 11, n°^ 3-4, n°^4-5; fig. 12, n°^ 2-3, n°^ 3-4, n°^ 4-5; fig. 16, n°^ 2-3, n°^ 4-5; fig. 20, n°^ 3-4). En fait, chacun des intervalles qui peuvent exister entre les cinq bandes ordinaires de la coquille, est susceptible d'offrir l'une ou l'autre des trois dimensions conventionnelles indiquées, sauf, toutefois, l'intervalle qui sépare entr'elles les deux bandes supérieures, c'est-à-dire la l""^ et la 2"^% lequel, par le fait de la MÉMOIRES. 75 situation naturelle des dites bandes, ne saurait jamais excéder 1 1/2 millimètre, et, par conséquent être réputé large; il est toujours, ou moyen, ou étroit. Lorsqu'une bande fait défaut, l'intervalle entre les deux voi- sines est nécessairement large ; cette règle ne souffre pas d'excep- tion. (V. pi. 6, fig. 17 et 18, n°^ 1-3, xf' 3-5). § 7. FORMULES DESCRIPTIVES ET INDICATIVES. A la description plus ou moins étendue que les anciens concliyliologistes donnaient de chaque variété considérée sous les différents points de vue indiqués, les modernes ont substi- tué certaines formules ingénieuses qui permettent d'apprécier d'un coup d'oeil tous les caractères observés. Les uns composent cette formule de cinq chiffres représentant les cinq bandes normales, en attribuant le chiffre 1 à la pre- mière bande, le chiffre 2 à la seconde, etc., et en remplaçant le chiffre par un zéro lorsque la bande correspondante fait défaut dans la variété à décrire ; ils séparent, en outre, pour plus de clarté, par une virgule ou par un trait, les trois chiffres qui représentent les bandes continuées (V. ci-dessus § 4, litt. C), des deux autres représentant les bandes non continuées ; enfin , lorsque deux ou plusieurs bandes sont réunies, un signe parti- culier de jonction le renseigne. Ainsi, pour indiquer la variété chez laquelle la deuxième bande seule fait défaut, la quatrième et la cinquième étant agglomérées, Moquin emploie la formule suivante : 103/45 et Gysser, la formule que voici : 103,(45). Pour décrire la variété ayant deux bandes seulement, la 3"^ 76 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. et la 4™^, réunies entr' elles, le premier de ces auteurs fait usage de cette formule : 003)40 et le second, de celle-ci : 00(3,4)0. D'autres remplacent les chiffres par les cinq premières voyelles de l'alphabet, sans séparer dans la formule, comme le font les précédents, les bandes continuées de celles qui ne le sont pas ; lorsque la bande correspondante à une lettre fait défaut, ils suppriment cette lettre ; lorsque deux bandes voisines sont libres, une virgule est placée entre les deux lettres qui les repré- sentent respectivement; si, au contraire, ces deux bandes sont réunies,les lettres qui les représentent se suivent sans interruption. Voici en quels termes M. Albin Gras, dans sa « description des mollusques fluviatiles de France, „ a proposé l'introduction de ce dernier mode de notation : // Chacune des cinq bandes, „ clit-il, » e?i allant de bas en haut, Il serait indiquée par une des cinq voyelles «, e, i, 0, u, suivant „ le rang qu'elle occupe, et on désignerait chaque variété par n les voyelles correspondantes aux bandes qui existent. Ainsi la I, variété à cinq bandes serait désignée ainsi ; Var. («, « bande n'étant pas réunies, c'est entre elles que se place la ligne idéale de division. 86 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Chacune des deux parties de la coquille est ornée d'une seule bande, et se détermine, conséquemment d'après les indications du tableau 3"^'^ de la pi. 5 ; la bande de la partie supérieure a plus d'un demi millimètre sans avoir plus d'un millimètre et demi, elle est donc moyenne (case 2 du tableau) i, la bande de la partie inférieure a moins d'un demi millimètre, elle est donc étroite (case 3 du tableau). Quant à l'intervalle entre la 3™^ et la 4"^^ bande, il a plus d'un millimètre et demi, il est donc large (case iii du tableau 4™*^). 2 La formule de la sous-variété est donc celle-ci : -^ï»- à h. Fig. 17, var. LXIV. — La 3™« et la 4™'= bande ne pouvant être réunies, attendu que cette dernière fait défaut, la ligne de division se trace entre la première de ces deux bandes, et l'em- placement de la seconde. La partie supérieure de la coquille offre deux bandes, (tabl . 2*') ; la première est étroite, l'autre est large (chiffre 3 du tableau) ; quant à l'intervalle entre ces deux bandes, il est nécessairement large, puisqu'une bande intermédiaire fait défaut (lettre z du tableau). La case représentative est donc 3\ La partie inférieure de la coquille n'a qu'une bande (tabl. S*") de largeur moyenne (case 2 du tableau). L'intervalle entre la 3^ bande et la 5" est naturellement large (tabl. 4% case iii). La formule de la sous-variété est donc —^ m. c. Fig. 15, variété XXIX. — Les 3'' et 4^ bandes étant réu- nies, la ligne séparative doit trouver place entre la 4^ et la 5^ La partie supérieure de la coquille otFredeux bandes (tabl. 2*^) dont la supérieure est étroite, et l'inférieure évidemment large puisqu'elle est composée des ?>" et 4' (chiffre 3 du tableau), l'es- pace compris entre ces deux bandes est étroit (lettre x du tabl.) : la case figurative est donc 3^^. MÉMOIRES. 87 La partie inférieure de la coquille n'a qu'une seule bande moyenne (tabl. 3% case 2). L'intervalle entre la 4^ et la 5® bande a également une largeur moyenne (tabl. 4^, case ii). 3X Donc la formule de la sous-variété est celle-ci : ii- 2 d. Fig. 23, var. LXXXVIL — La 3' et la 4^= bande ne peuvent être réunies, puisque l'une et l'autre font défaut^ la ligne idéale se tracera donc entre les emplacements normaux de ces deux bandes. La partie supérieure de la coquille est seule ornée d'une bande, donc un seul des tableaux de la pi. 5 doit être con- sulté. Cette bande étant unique, et étroite (tabl. 3^ case 3), la formule de la sous- variété sera : 3. e. Fig. 3, var. IV. — Les 3^, 4^ et 5^ bandes étant réunies entr'elles,la ligne théorique doit être abaissée sous cette dernière. La coquille n'offrant aucune bande sous cette ligne, doit être rapportée à un seul des tableaux de la pi. 5. Les bandes existantes au dessus de la dite ligne étant au nombre de deux, (composées l'une et l'autre), c'est au tableau 2® qu'il y a lieu de recourir. Ces deux bandes sont larges (chiffre 1 du tableau), l'inter- valle qui les sépare est de largeur moyenne (lettre y du tabl.). La formule de la sous- variété est donc 1^. Etc., etc. § 8. NOMBRE DES VARIETES ET SOUS-VARIETES. La plupart des conchyliologistes, en traitant des variétés de \Uelix nemoralis et de Y hélix hortensis considérées sous le rap- port des bandes de la coquille, se sont bornés à décrire celles qu'ils avaient observées. M. Albin Gras est le premier, à notre connaissance, qui ait 88 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. cherché à fixer théoriquement le nombre maximum que peuvent atteindre ces variétés, envisagées à un point de vue déterminé de modification . Voici ce qu'il dit dans sa „ description des mollusques fluvia- ,/ tiles et terrestres de la France, pp. 27 et suiv. : // Les amateurs de collection ont distingué nn très-grand // nombre de variétés de cette jolie coquille ; ce nombre pour- " rait égaler, à la rigueur, 108^ en efi'et, dans l'hélice némo- // raie à cinq bandes, qui est le type de l'espèce, on remarque // deux bandes inférieures non- continuées, et trois bandes supé- " rieures continuées ordinairement, (sui'tout les deux plus rap- " prochées du sommet), moins larges que les premières. Ces // cinq bandes peuvent être désignées par l'ordre numérique : // 1'% 2% 3®, etc., en comptant de haut en bas. // Les deux bandes inférieures, 4^ et 5^, peuvent éprouver /; cinq modifications principales : // 1° Exister toutes deux. /; 2° Se confondre et être réunies. n Z"" La 4^ peut manquer. " 4^* La 5® peut manquer. " 5° Elles peuvent manquer toutes deux. // Les trois bandes supérieures peuvent, de leur côté, présen- // ter treize modifications. // .^. Exister toutes trois. « B. Être toutes réunies. " C. 3^ et 2^ réunies, 1^ existant. // I) .V et 2^ réunies, 3® existant. // E. 3® et 2^ réunies, l'' manquant. n F, V et 2® réunies, 3® manquant. " G. 3® et 2^ exister séparément, P manquant. n H. 3^ et l'^ exister, 2^ manquant. /' /. l** et 2^ exister séparément, ^i" manquant. ,/ /. 3° exister, 1^ et 2*^ manquant. // K. 2® exister, 3'' et 1^ manquant. MÉMOIRES. 89 Il L. Y exister, 2^ et 3^ manquant. // 31. Elles peuvent manquer toutes trois. // Ces treize modifications, en se combinant une à une avec n les cinq premières modifications, forment 65 variétés. // Le fond de la coquille elle-même pouvant être jaune, rou- // geâtre ou blanc pour chaque variété, en porte le nombre à 3 // fois 65, ou 196. Il Si l'on joint à cela deux variétés très-rares à 6 et à 7 bandes " et une variété brunâtre ou marron provenant de la réunion // de toutes les bandes entr'elles, on aura 198 variétés. « En somme, M. Albin Gras admet théoriquement, au point de vue de l'observation des cinq bandes normales, 65 variétés, plus une dont toutes les bandes sont réanies, soit 66 variétés. Ce chiffre est erroné. L'auteur, en étudiant, avec soin à la vérité, les modifications que peuvent éprouver, d'une part, les deux bandes non continuées, d'une autre part, les bandes con- tinuées, a perdu de vue les modifications résultant de la réunion ou de la non réunion des bandes 3^ et 4", c'est-à-dire de la bande continuée inférieure et de la bande non continuée supérieure. Parmi les cinq formes prévues des deux bandes inférieures, il en est trois chez lesquelles la 4^ bande existe ; parmi les treize formes également prévues des trois bandes supérieures, il en est huit chez lesquelles existe la 3® bande. Ces huit modifications se combinant une à une avec les trois précédentes, forment 24 variétés omises par M. Albin Gras, ou plutôt 23, car l'auteur a exceptionnellement noté la variété ayant les cinq bandes réunies entr'elles. C'est donc au nombre de 89, et non à celui de 66, qu'il faut s'arrêter pour établir, en théorie, le nombre réel des variétés dont il s'agit (i). (i) C'est, du reste, ce qui peut être systématiquement établi : La coquille qui ne serait susceptible d'avoir qu'une seule bande, offrirait deux variétés seulement, selon que cette bande existe ou manque. 12 90 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. Ce nombre de 89 est, en effet, celui que renseigne M. Colbeau dans le tableau qu'il a publié en 1859 à la suite de sa liste des mollusques terrestres et fluviatiles de la Belgique, tableau que nous avons reproduit ci-après pi. 4, et que nous avons déjà déclaré adopter dans son ensemble, pour la détermination des variétés. Quant au nombre des sous-variétés auxquelles chacune de ces variétés peut donner lieu, selon la largeur des bandes de la coquille et celle des intervalles existant entre les dites bandes, nous allons l'indiquer, en priant toutefois le lecteur d'avoir bien présents à la mémoire les différents axiomes déjà posés ci-dessus, et que nous rappellerons ici brièvement : A. Chaque bande libre est large, moyenne ou étroite, sauf la 1®, qui n est jamais que 7)ioyenne ou étroite. B. Plusieurs bandes réunies constituent une bande composée La coquille dont le nombre des bandes normales ne saurait excéder deux, offrirait 5 variétés. La coquille ayant trois bandes au maximum, offrirait 13 variétés. Celle à quatre bandes, 34 variétés. Celle à cinq bandes, 89 variétés. Celle à six bandes, 233 variétés. Celle à sept bandes, 610 variétés. Celle à huit bandes, 1597 variétés. Celle à neuf bandes, 4181 variétés. Celle à dix bandes, 10946 variétés. Etc,, etc. Formule : Le nombre des variétés que peut offrir, dans les conditions indiquées, une coquille susceptible de présenter au maximum un nombre quelconque de bandes, est éffal au cloiibU du nombre des variétés de la coquille ayant une bande de moins, plus la somme du nombre des variétés des coquilles ayant respectivement deux lignes de moins, trois lignes de moins et ainsi de suite, jusques et y compris le nombre 2, représentant celui des variétés de la coquille à une seule bande, plus un. Soit, pour les coquilles à cinq bandes qui nous occupent : (34 X 2) 4- (13 + 5 + 2) + 1 =89. MÉMOIRES. 91 large ; cependant, la réunio?î des V et 2^ peut parfois ne former qu mie bande moyenne. C. Chaque intervalle entre deux bandes qui se suivent dans l'ordre de la série normale, est étroit, moyen ou large, sauf l'in- tervalle entre les P et 2^ ba?ides, qui 7i est jamais que moyen ou étroit. B. Lorsqu'une ou plusieurs bandes font défaut, l'intervalle qu'elles laissent libre entre les bandes existantes est toujours large. Ceci posé, le tableau de la pi. 4 ci-après, comprenant 89 variétés, se décompose comme suit : Variétés sans bande 1 » à 1 bande apparente (simple ou composée) 15 » à 2 » » 35 » à3 » » 28 » à 4 » » 9 » à 5 bandes simples 1 89 La variété LXXXIX, étant dépourvue de bande, ne peut naturellement offrir qu'une forme unique. Parmi les variétés à une seule bande apparente, il en est neuf qui, ayant cette bande toujours large (axiome B), ne peuvent également présenter chacune qu'une seule forme, ce sont les var. I, XVII, XVIII, XLV à XLVII et LXX à LXXII. La var. LXXIII peut avoir sa bande large ou moyenne (axiome B, except.) ; elle comprend donc 2 sous- variétés. Il en est de même de la var. LXXXVIII, dont la bande simple ne peut être que moyenne ou étroite (ax. A, except.) Quant aux var LXXXIV à LXXXVII, selon la règle ordi- naire, leurs bandes peuvent présenter l'une ou l'autre des trois 92 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE DELGIQUE. dimensions; chacune de ces variétés est donc susceptible de trois sous- variation s. Pour les variétés à deux bandes apparentes, comme pour celles qui en ont davantage, il faut apprécier à la fois la largeur des bandes et celle des intervalles qui existent entre celles-ci. Quatre de ces variétés ne peuvent avoir que deux formes dif- férentes (XXI, XXVI, LI et LVI), attendu que l'une de leurs bandes est toujours nécessairement large (ax. B), ainsi que l'in- tervalle séparatif (ax. C), et que l'autre bande n'est susceptible que de deux modifications seulement (ax. A et B, exe.) Cinq autres peuvent donner lieu chacune à 3 sous-variétés, soit parce que les deux bandes sont nécessairement larges, tandis que leur intervalle peut avoir les trois dimensions ordinaires (V, XXV); soit parce que une des bandes, ainsi que l'intervalle, sont toujours larges, tandis que l'autre bande peut offrir les trois dimensions (XXII, L et LU). Chez les variétés II, XXIII et LVIII, une des bandes est tou- jours large, tandis que l'autre bande et l'intervalle sont suscep- tibles l'un et l'autre de deux dimensions seulement (ax. A et C, except.); d'où 2x2 = 4 sous-variétés chacune. Chez les variétés IV, XXVII, LUI, LVII, LXXVII, LXXX et LXXXII, l'une des bandes est nécessairement large, tandis que l'autre est large ou moyenne (ax. B, exe), et que l'intervalle peut présenter les trois dimensions; ou c'est l'intervalle qui est large, l'une des bandes pouvant subir les trois variations ordi- naires, l'autre deux seulement ; d'où 2x3 = 6 sous-variétés chacune. Chez les var. III, XIX, XX, XXIV, XLVIII, XLIX, LIV, LV, LXXV, LXXVI et LXXIX, il existe, soit une bande tou- jours large, tandis que l'autre bande, ainsi que l'intervalle sépa- ratif, peuvent offrir les trois dimensions ordinaires; soit un inter- MÉMOIRES. 93 valle large, les deux bandes pouvant avoir les trois dimensions, d'où 3x3 = 9 sous-variétés. La var. LXXXIII a une bande, la seconde, qui peut offrir trois dimensions i une bande, la première, qui n'en peut offrir que deux (ax. A, exe) ; et un intervalle qui ne peut être que moyen ou étroit (ax. C, exe.); d'où 3 x 2 x 2 = 12 sous- variétés. Chez la var. LIX, la bande supérieure est large ou moyenne ax. B, exe.), tandis que l'autre bande et l'intervalle peuvent avoir les trois dimensions ; d'où 2x3x3 = 18 sous-variétés. Enfin, les var. LXXIV, LXXVIII et LXXXI ayant leurs deux bandes, ainsi que l'intervalle séparatif, susceptibles des trois variations ordinaires, peuvent revêtir toutes les formes prévues parle deuxième tableau de la pi. 5 ci-après, c'est-à-dire donner lieu chacune à3x3x3 = 27 sous- variétés. Le même mode de calcul appliqué aux variétés à trois bandes, simples ou composées, donne les résultats suivants : Les var. IX, XXXIII et XXXV peuvent offrir 3x2x2 = 12 sous-variétés. Les var. XXXI, XXXII et LXIV, 3x3x2 = 18 sous- variétés. Les var. VI, VII, XXXVII, XXXVIII, LXV et LXVIII, 3x3x2x2 = 36 sous-variétés. Les var. X, XI, XXXIV, XXXVI, LXII et LXVII, 3x3x3x2= 54 sous-variétés. Les var. VIII, XXVIII, XXIX, XXX, LXI et LXIII, 3x3x3x3 = 81 sous- variétés. La var. LXIX, 3x3x3x2x2 = 108 sous-variétés. La var. XXXIX, 3x3x3x3x2 = 162 sous-variétés. Enfin, les var. LX et LXVI, 3 x 3 x 3 x 3 x 3 = 243 sous-variétés. 94 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Procédant de la même manière pour les variétés à quatre bandes, on obtiendra les résultats que voici : Les var. XII, XIII, XIV, XLII et XLIII peuvent offrir 3x3x3x3x2x2 = 324 sous-variétés. La var. XLI, 3x3x3x3 x3 x2 = 486 sous-variétés. La var. XLIV, 3x3x3x3x3x2x2=- 972 sous- variétés. La var. XV, 3x3x3x3x3x3x2= 1458 sous- variétés. La var. XL, 3x3x3x3x3x3x3 = 2187 sous- variétés. Enfin, la variété XVI, à cinq bandes simples, peut se subdi- viser en 3x3x3x3x3x3x3x2x2 = 8748 sous- variétés. En résumé, le total général des sous-variétés auxquelles peu- vent donner lieu les 89 variétés figurées à la pi. 4, est de 17656, dont près de la moitié appartient à la var. XVI. D'après ce qui précède, pour calculer le nombre des sous- variétés afférentes à chaque variété, il faut représenter chacune des bandes (simples ou composées) et, s'il en existe, chacun des intervalles existant entre ces bandes, par un chiffre indiquant le nombre de dimensions que cette bande ou cet intervalle peuvent offrir d'après les règles mentionnées plus haut, puis multiplier tous ces chiffres entr'eux. On arriverait au même résultat en dressant d'abord la formule générale des sous-variétés afférentes à la variété, d'après les règles tracées au § précédent, en en totalisant les différents termes, et en multipliant les totaux les uns par les autres. Soit, par exemple, la var. LXXXI, dont les sous-variétés se déterminent uniquement à l'aide du deuxième tableau. Chacune de ses deux bandes peut offrir l'une ou l'autre des trois dimen- MÉMOIRES. 95 sions ordinaires (cases 1 à 9) ; la même observation s'applique à l'intervalle qui existe entre ces bandes (cases x à z) ; la formule générale des sous- variétés sera donc celle-ci : (1-9)^"^^ soit, en réduisant en chiffres et en totalisant ; (9)^; soit, en multipliant les totaux : 9 x 3 = 27. Soit encore la var. LXXXIII, qui se détermine comme la précédente, au point de vue des variétés, par le deuxième tableau. Sa bande inférieure peut offrir les trois dimensions ordinaires, mais la supérieure n'est jamais large, elle ne saurait être que moyenne ou étroite (cases 2, 3, 6 à 9) :, l'intervalle entre les bandes ne peut également être que moyen ou étroit (cases x, y); la formule générale des sous- variétés sera donc (2, 3, 6-9)^'^ ; soit, en totalisant les deux termes : (6)^ ^ soit, en multipliant les totaux : 6 x 2 = 12. Soit, enfin, la var, XVI, qui se détermine à la fois par les tableaux l*^"", 4™^ et 2"^^ Sa formule générale sera la suivante : a-f (1-18) i-iii (1-9)^-^ Soit, en totalisant les cinq termes : (9f ' Soit, en multipliant les totaux : 18 X 6 X 3 X 9 X 3 = 8748. ^ 9. CLASSEMENT DES VARIETES ET SOUS-VARIÉtÉS. M. Colbeau, dans les explications jointes au tableau qu'il a publié en 1859, et que nous reproduisons ci-après, pi. 4, fait remarquer qu'il » établit une suite naturelle dans la classification " des variétés, en passant de celles cà bandes les plus dévelop- " pées à celles qui en manquent totalement. // 96 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Pour créer méthodiquement cette suite, l'auteur a disposé ses variétés de la manière suivante : A. L'ensemble de ces variétés est divisé en six groupes : le premier comprend celles à 5 bandes : le second, celles à 4 bandes ; les troisième, quatrième et cinquième groupe, les variétés ayant respectivement 3, 2 ou 1 bande ; le sixième et dernier se compose uniquement de la variété dépourvue de bande. B. Les quatre premiers groupes (les seuls qui puissent ren- fermer des variétés à bandes réunies) se subdivisent chacun en deux séries : la première se compose des variétés chez lesquelles certaines bandes sont réunies : le premier rang étant assigné à celle dont toutes les bandes existantes forment une seule agglo- mération, le second, s'il y a lieu, à celles dont l'agglomération (ou l'une des agglomérations, s'il en existe deux) comprend une bande de moins que la précédente, et ainsi de suite. Quant à la seconde série, elle renferme les variétés dont toutes les bandes sont libres. C. Parmi les variétés qui, sous les différents rapports que nous venons d'indiquer, présentent les mêmes caractères, la priorité est réglée d'après la situation des bandes, et, à situation égale, d'après la situation des agglomérations de bandes. A cet égard, l'auteur, partant de l'idée que les bandes de la coquille sont généralement plus développées sur la partie infé- rieure de celle-ci que sur sa partie supérieure, donne la priorité à la variété dont l'ensemble des bandes existantes, ou, subsidiài- rement, dont l'agglomération de bandes, tend le plus à se con- centrer vers la partie inférieure de la coquille. Ainsi, 1° les variétés qui possèdent la 5™^ bande, précèdent celles qui en sont privées; celles qui, dépourvues de la ô™*^, pos- sèdent au moins la 4"^% précèdent celles chez lesquelles cette der- nière fait défaut, etc. 2° De même, entre plusieurs variétés dont la bande située le plus intérieurement est la même, la priorité appartient à celles qui, immédiatement au-dessus de cette bande, possèdent un MÉMOIRES. 97 ensemble de bandes numériquement plus considérable que chez les autres variétés; ou bien, s'il n'existe aucune bande située immédiatement au-dessus de l'inférieure, aux variétés chez les- quelles l'ensemble des bandes supérieures tend le plus à se rap- procher de la bande inférieure dont il vient d'être parlé. 3° Enfin lorsque, chez certaines variétés, la situation des bandes est exactement la même, la priorité appartient à celles dont l'agglomération ou les agglomérations de bandes (s'il en existe deux) sont situées le plus inférieurement. Ainsi les seize premières variétés du tableau, ayant cinq bandes, forment le premier groupe; le second se compose des variétés XVII à XLIV, qui ont quatre bandes ; le troisième, des variétés à trois bandes, XLV à LXIX ; le quatrième, des variétés à deux bandes, LXX à LXXXIII ; le cinquième, des variétés LXXXIV à LXXXVIII, qui offrent une seule bande ; le sixième et dernier comprend la variété LXXXIX, sans bande. Le groupe 1" comprend deux séries : la première se compose des var. I à XV, offrant certaines bandes réunies; la seconde, de la seule var. XVI, dont toutes les bandes sont libres. Eu égard au plus ou moins de développement de l'agglomé- ration de bandes, (ou de l'agglomération principale, s'il en existe deux), les variétés de la première série se succèdent dans l'ordre suivant : 1° Réunion des 8 bandes var. I 2° Réunion de 4 bandes » II et III 3° Une réunion de 3, et une de 2 bandes. . » IV et V 4° Réunion de 3 bandes » VI à VIII 5° Deux réunions distinctes de 2 bandes. . » IX à XI 6° Réunion de 2 bandes '> XII à XV 12 98 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. La var. II précède la var. III, parce que son agglomération de bandes est située plus inférieurement (v. ci-dessus litt. (7, 3"), et c'est pour le même motif que se suivent, dans l'ordre indiqué, d'une part, les var. VI à VIII, d'autre part, les var. XII à XV. La var. IV précède la var. V, parce que la plus importante de ses deux agglomérations, celle qui se compose de 3 bandes réunies, est située plus inférieurement. Les var. IX et X ont une de leurs deux agglomérations pla- cée au point inférieur extrême de la coquille, c'est pour ce motif qu'elles ont la priorité sur la var. XI, qui n'offre point le môme caractère; enfin, si la var. IX précède la var. X, c'est parce que l'autre agglomération est située plus inférieurement chez celle-là que chez celle-ci. Le deuxième groupe, composé des variétés à 4 bandes, se partage, comme le premier, en deux séries : la première formée des var. XVII à XXXIX, offrant certaines bandes réunies, la seconde, des variétés à bandes libres, XL à XLIV. Eu égard à l'importance des agglomérations de bandes, la première série se décompose de la manière suivante : 1° Réunion de 4 bandes var. XVII et XVIII 2° Réunion de 3 bandes » XIX à XXIV 3° Deux réunions distinctes de 2 bandes » XXV à XXVII 4° Réunion de 2 bandes » XXVIII à XXXIX La var. XVII précède la var. XVIII, parce qu'elle possède la bande inférieure ou 5°^% qui fait défaut chez l'autre (v. ci-dessus, litt. C, 1°). Le même motif donne la priorité aux var. XIX à XXII sur les var. XXIII et XXIV, aux var. XXV et XXVI sur la var. XXVII, et aux var. XXVIII à XXXVI sur les variétés XXXVII à XXXIX. Les var. XIX et XX précèdent la var. XXI, parce que leurs MÉMOIRES. 99 quatre bandes sont concentrées vers la partie inférieure de la coquille, tandis que chez cette dernière variété, le nombre des bandes concentrées vers ce point n'est que de trois (v. ci-dessus, litt. C, 2°). Le même motif, ou un motif analogue, donne la priorité à la var. XXI sur la var. XXII, à la var. XXV sur la var. XXVI, aux var. XXVIII à XXX sur les var. XXXI et XXXII, à ces deux dernières, enfin, sur les var. XXXV et XXXVI. Les var. XIX et XX offrant la même disposition relativement à la situation des bandes, si la première a la priorité sur la seconde, c'est parce que l'agglomération de ses bandes est située plus inférieurement (v. ci-dessus litt. C, 3°). Le même motif donne la priorité à la var. XXIII gur la var. XXIV, à la var. XXVIII sur la var. XXIX et à celle-ci sur la var. XXX : à la var. XXXI sur la var. XXXII, à la var. XXXIII sur la var. XXXIV, à la var. XXXV sur la var. XXXVI, à la var. XXXVII sur la var. XXXVIII, et à cette dernière sur la var. XXXIX. En ce qui concerne les cinq variétés à bandes libres, si les quatre premières précèdent l'autre, c'est parce qu'elles possèdent la 5™*= bande, qui fait défaut dans la var. XLIV (v. ci-dessus, litt. C, 1°). Quant au rang qu'occupent respectivement les var. XL à XLIII, il est déterminé par le plus ou moins grand nombre des bandes voisines concentrées vers la partie inférieure de la coquille (v. ci-dessus, litt. C, 2°). Le troisième groupe, celui des variétés à trois bandes, se divise également en deux séries. La première, comprenant les variétés chez lesquelles il existe des bandes agglomérées, se subdivise ainsi : 1° Réunion de 3 bandes var. XLV à XLVII 2° Réunion de 2 bandes » XLVIII à LIX 100 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. La var. XLV a la priorité sur la var. XLVI, parce que, chez elle, la 5™^ bande existe, tandis qu'elle fait défaut chez l'autre ; et cette dernière, à son tour, a la priorité sur la var. XLVII, parce qu'elle possède au moins la 4"'^ bande, tandis que l'autre ne possède ni la 5™^ ni la 4™^ (v. ci-dessus, litt. C, 1°). Les mêmes considérations expliquent pourquoi les variétés XLVIII à LUI précèdent les var. LIV à LVII, et pourquoi ces dernières précèdent les var. LVIII et LIX. Si les var. XLVIII et XLIX ont la priorité sur les var. L et LI, et si celles-ci l'ont, à leur tour, sur les var. LU et LUI, c'est parce que, chez les deux premières, trois bandes voisines sont concentrées vers la partie inférieure de la coquille ; que chez les deux variétés suivantes, la concentration inférieure n'est que de deux bandes ; et que chez les deux dernières variétés préci- tées, il n'existe qu'une seule bande située inférieurement (v. ci-dessus, litt. C, 2°). C'est par les mêmes causes que les var. LIV et LV pré- cèdent la var. LVI, et que celle-ci, à son tour, précède la var. LVII. Chez les var. L et LU, qui se présentent sous le même aspect relativement à la situation des deux bandes inférieures, la bande supérieure est seconde chez l'une, et première chez l'autre, c'est ce motif qui donne à celle-là le priorité sur celle-ci (v. ci-dessus, litt. Cy n. 2); et c'est par une considération analogue que la var. LU précède la var. LUI. Enfin, la situation de l'agglomération de bandes (v, ci-dessus, litt. C, n. 3) détermine le rang relatif des var. XLVIII et XLIX, LIV et LV, LVIII et LIX. La deuxième série du groupe comprend les variétés à bandes isolées. Les considérations développées plus haut (litt. C, n. 1) expli- quent pourquoi les var. LX à LXV précèdent les var. LXVI à LXVIII, et pourquoi ces dernières précèdent la var. LXIX ; enfin, les explications données sub. litt. (7, n. 2, motivent le MÉMOIRES. 101 rang relatif assigné respectivement aux var. LX à LXV et aux var. LXVI à LXVIII. Etc., etc. Les tableaux que nous publions ci-après, pi. 5, tendent éga- lement à établir, autant que possible, une suite naturelle dans la classification des sous -variétés, en passant de celles à bandes les plus développées, à celles dont les bandes offrent le moins de développement possible. Par application de ce principe : a. Nous avons assigné le premier rang, dans les tableaux 1", 2™^ et 3™^, aux sous-variétés ayant, successivement, soit toutes leurs bandes, soit certaines d'entre elles, soit au moins une de leurs bandes, larges. (V. tableau 1", sous-var. 1^ à 2^ et sous-var. 8^ à 10^ — Tabl. 2™^ sous-var. 1^ à P et sous-var. 2^ à 3\ — Tabl. 3'"^ sous-var. 1). Le second rang appartient aux sous- variétés privées de bande large, mais dont, successivement, soit toutes les bandes, soit certaines d'entre elles, soit une au moins, sont moyennes, (V. tabl. 1^% sous-var. IP à W, sous-var. 12* à 14^ sous- var. 15^ à 17^ — Tabl. 2""®, sous-var. 6'' à 6"^ et sous-var. 7^à8^ — Tabl. 3""% sous-var. 2. Enfin, le troisième et dernier rang est attribué aux sous- variétés dont toutes les bandes sont étroites. (V. tabl. 1", sous- var. 18" à 18^ — Tabl. 2"% sous-var. 9^ à 9^ — Tabl. 3°^% sous-var. 3). Ainsi, parmi les sous-variétés des deux premiers rangs, la priorité est réglée respectivement selon le nombre des bandes, soit larges (1" rang), soit moyennes (2*^ rang). b. Lorsque plusieurs sous-variétés possèdent le même nombre de bandes caractéristiques de leur rang, la priorité appartient à celles dont lesdites bandes sont situées le plus inférieurement, selon le principe exposé ci-dessus (litt. C), à l'occasion du clas- sement des variétés (Tabl. 1"' : comparer entre elles les sous-var. 102 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. 3^ à 6^ et V à 10^, les sous-var. 12^ à 12^ 13^ à 13^ et 14^ à 14^, ainsi que les sous-var. 15* à 15^, 16* à 16^ et 17* à 17^ — Tabl. 2^: comparer également entre elles les sous-var. 2^ à 3"^ et 4^ à 5^ ainsi que les sous-var. 1'^ à V et 8^ à S^ c. A situation égale desdites bandes caractéristiques, le plus ou moins de développement des autres bandes règle l'ordre successif des sous-variétés, de telle sorte, par exemple, que l'exemplaire ayant toutes ces dernières bandes moyennes, aura la priorité sur celui dont certaines de ces bandes seront étroites, et que ce dernier aura, à son tour, la priorité, sur l'exemplaire dont toutes les bandes dont il s'agit sont étroites. (Tabl. 1*^^ : com- parer entr'elles les sous-var. 1* à 1^, et 2* à 2^; les sous-var. 3* à 3^ 4* à 5^, et 6* à 6^ les sous-var. 7* à V, et 8* à 9^, ainsi que les dites sous-var. 8* à 9^ et 10* à 10^ — Tabl. 2*^ : comparer également entr'elles les sous-var. 2^ à 2^ et 3^ à 3^ ainsi que les sous-var. 4^" à 4^ et 'ô^ à 5^ etc.). d. Si ce dernier caractère est commun à plusieurs sous-va- riétés, leur rang se règle d'après le principe rappelé ci-dessus litt. b, appliqué aux bandes dont il s'agit litt. c. (Tabl. l^"" ; com- parer entr'elles les sous-var. 4* à 4^, et 5* à 5^, etc.). e. Enfin, lorsque plusieurs sous- variétés sont identiques sous les différents rapports qui viennent d'être énumérés, leur ordre de classement se détermine d'après le plus ou moins de rappro- chement des bandes entr'elles, ou, en d'autres termes, d'après le plus ou moins de ténuité des intervalles séparatifs, selon les règles tracées ci-dessus litt. a k c, relatives à la largeur et à la situation des bandes. Ainsi, dans le tabl. 2% les sous-var. 1% 2^", 3^, etc., précèdent respectivement les sous-var. 1^, 2^, 3^, parce que l'intervalle entre les deux bandes est étroit chez celles-là, moyen chez celles ci; et ces dernières précèdent les sous-var. l'', 2^ 3^ parce que ces sous- variétés ont l'intervalle large. De même, dans le tableau 1", le premier rang est assigné, dans leurs séries respectives, aux sous-var. 1*, 2*, 3*, etc., parce que MÉMOIRES. 103 leurs deux intervalles séparatifs sont étroits; les sous-var. 1^, 2^ 3^ et 1", 2'=, 3^ succèdent aux précédentes, parce qu'un de leurs deux intervalles est moyen, de même qu'ils précèdent les sui- vantes dont les intervalles sont tous moyens ou dont l'un, au moins, est même large ; des deux catégories que nous venons de citer , la première a la priorité sur la seconde, par analogie avec ce qui est exposé plus haut litt. e et ô : les sous-var. 1*^, 2*^, 3*^, etc., n'offrent point d'intervalles larges, c'est pourquoi elles précèdent respectivement les sous-var. 1', 2^ 3^ et 1*^, 2*^, 3^; enfin, si cette avant-dernière catégorie a la priorité sur la suivante, c'est par analogie avec la règle notée ci-dessus litt. c. Nous croyons avoir, par les développements qui précèdent, justifié systématiquement l'ordre de classement suivi dans les trois premiers tableaux de la pi. 5. Mais comme chacun de ces tableaux, considéré isolément, ne sert à déterminer les sous-variétés que d'un certain nombre de variétés seulement ; comme, pour les autres, il faut combiner deux de ces tableaux entr'eux, il nous reste à indiquer, dans cette circonstance, la marche à suivre pour régler l'ordre des sous- variétés. Voici, à cet égard, les règles que nous croyons devoir proposer, comme étant les plus simples et les plus logiques. 1° Considérer comme formant autant de sections dai\s\aYa.nété, l'ensemble de toutes les sous- variétés qui, dans la partie inférieure de la coquille, présentent identiquement la même disposition sous le rapport de la largeur et de l'espacement des bandes. Le nombre de ces sections sera donc égal à celui des cases du tableau servant à rédiger le terme inférieur de la formule, en tant que toutes ces cases soient applicables à la variété. 2° Considérer comme formant autant de sous-sections, l'en- semble des variétés qui présentent le même degré d'écartement entre les deux parties de la coquille. Le nombre de ces sous- 104 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. sections, réglé d'après le tableau 4®, sera, au maxinium de trois dans chaque section. Enfin 3°, considérer comme formant autant de numéros dans la sous-section, les sous-variétés qui, dans la partie supérieure de la coquille, différent les unes.des autres. Le nombre de ces numéros sera ainsi égal à celui des cases du tableau à l'aide duquel on aura rédigé le terme supérieur de la formule, si toutes ces cases peuvent s'appliquer à la variété. Soit, par exemple la var. XVI dont la formule générale des sous- variétés (V. ci-dessus § 8 in fine) est la suivante : i-iii * Cette variété comprendra autant de sections de sous-variétés qu'en représente le terme inférieur de sa formule, soit 9 x 3 = 27, correspondant aux 27 cases du tableau 2'' ; la première de ces sections aura, pour terme inférieur de sa formule : 1^ ; la deuxième : 1^; la troisième : 1^; la quatrième : 2^; la cin- quième 2^, et ainsi de suite. Chacune de ces sections se subdivisera en trois sous-sections, correspondant aux trois cases du tableau 4®; la première aura pour terme médian : i; la deuxième : ii; la troisième : iii. Enfin, chaque sous-section comprendra autant de numéros ou sous-variétés qu'en représente le terme supérieur de la formule générale, soit 18x6 = 108, correspondant aux 108 cases du tableau 1" : le premier ayant pour terme supérieur de sa for- mule : 1"; le deuxième : l''; le troisième : 1% et ainsi de suite. De sorte que, en définitive, la première sous-variété de la variété XVI. (Sect. 1, sous-sect. 1. N°l.) aura pour formule : Y . P . V V" V 1 '' — i, la deuxième — > et les suivantes : — » — \ — i — « 1^ P 1^ P P P 2^^ 2^ , — i — i etc. P P MÉMOIRES. 105 Les premières sous-variétés de la 2' sous-section de la 1* sec- tion auront pour formule : ][a jb ;^c ii ii ii etC. 1^ P 1^ Celles de la 3® sous section : 1* ^b ic iii . iii . iii CtC. 1^ P P Celles de la V sous-section de la 2* section : P P !<= , — i — i — ; etc. Enfin, celles de la 3^ ou dernière sous-section de la 27^ et der- nière section : la i^ ;l<' , iii iii . iii etC. . 9^ 9^ 9^ D'après les explications qui précèdent, il sera toujours aisé, en comparant les formules respectives de deux sous-variétés appartenant à la même variété, de reconnaître celle qui, dans le classement méthodique, doit avoir la priorité sur l'autre. M. Colbeau, dans son tableau des variétés, a pu assigner un n° d'ordre à chacune d'elles, parce que leur nombre est peu considérable. Il nous a naturellement été impossible d'en agir de même pour les sous- variétés; mais, moyennant un calcul fort simple, il sera toujours facultatif d'obtenir ce résultat. Il suffit, pour cela, d'apprécier d'abord, d'après la formule de la sous-variété qu'il s'agit de numéroter, comparée à la for- mule générale de la variété à laquelle elle appartient, quelle est sa section, sa sous-section, son rang d'ordre dans cette sous- 14 106 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE section ; de déterminer ensuite, d'après la dite formule générale, quel est le nombre de sous-variétés dont se compose l'ensemble des sections et sous-sections qui précèdent celles auxquelles ap- partient la sous- variété soumise à examen ; enfin, d'ajouter à ce nombre le chiffre indicatif du rang que cette dernière sous- variété occupe dans sa section. Le total représentera le n° d'or- dre cherché. 2 1^"^ exemple. Soit, var. LXXVIII, sous var. -— in. o 1-3 La formule générale de la variété est celle-ci : — — — i-ui. soit, en réduisant en chiffres et en totalisant : -^t-^- La variété se compose donc de 3 sections, divisées chacune en 3 sous sections, subdivisées elles-mêmes en trois numéros ou sous- variétés ; ce qui porte à 3x3 = 9 le nombre des sous- variétés dans chaque section. 2 La sous- variété -^"i appartient à la 3^ section, 3® sous-sec- tion, n° 2. Elle est donc précédée, dans l'ordre de classement, par deux sections, plus deux sous sections, soit par 9x2 = 18 sous-variétés, plus 2x3=6 sous-variétés, soit par 18 + 6=24 sous variétés ; son rang d'ordre, dans la 3® sous-section à laquelle elle appar- tient, est le 2® ; donc son n° d'ordre dans l'ensemble des sous- variétés de la variété LXXVIII, sera 24+2, c'est-à-dire le n° 26. 3 2® exemple. Soit : var. LXXVII, sous-var. — «i. 2. 3 La formule générale de la variété est celle-ci : " ' »". 2 soit, en réduisant en chiffres, et en totalisant : -^ i. La variété se compose donc de trois sections, n'ayant chacune qu'une sous-section (qui se confond dès lors avec elles), et com- prenant chacune 2 numéros ou sous-variétés. MÉMOIRES. 107 3 Si l'on compare la formule —^ m de la sous -variété dont il s'agit, à la formule générale précitée, on constate qu'elle appar- tient à la 2^ section, et y occupe le n'' 2. Elle est donc précédée, dans l'ordre méthodique du classe- ment, par une seule section, composée de deux sous-variétés seulement :; son rang d'ordre dans la deuxième section est le 2^ ; donc son n" d'ordre général est 2+2, c'est-à-dire le n° 4. 3® exemple. Soit : var. XVI, sous-var. 4. La formule générale de la variété est celle-ci : -hy-^l-^T^ '"' (18)6 soit, en chiffres, et en totalisant : -77^7^ (1-9) La variété se compose donc de 9x3 = 27 sections, divisées chacune en trois sous-sections comprenant chacune 18 x 6:= 108 numéros ou sous- variétés; soit, pour chaque section, 108 x 3 =324 sous-variétés. La sous-variété proposée appartient à la section 4% laquelle, étant précédée des sections (1-3)^'=', au nombre de 3 x 3=9, ainsi que des sections (4)'''^, au nombre de 1x2=2, ensemble 9+2=11, se trouve être la 12"® section de la variété. Cette sous-variété appartient, d'une autre part, ainsi que l'indique sa forme, à la 2® sous-section de cette section 12. Enfin, son rang dans la 2® sous-section est déterminé par le n° 6^, lequel, étant naturellement précédé des n°^ (1-5)^-^+ (6) ^-^ soit, en chiffres, et en totalisant : (5)«+(l)3=(5 x6)+ (1x3)=. 30+3 = 33, indique que ce rang, réduit en chiffres, est le 34^ Donc l'exemplaire dont il s'agit, appartient à la sect. 12, sous-sect. 2, n° 34, de la var. XVI. Il suit de là que la sous-section à laquelle il appartient est précédée, dans l'ordre de classement, — 1° de 11 sections, soit 324 X 11 =3564 sous-variétés; et — 2° d'une sous-section, soit 108 sous-var., — ensemble 3672 sous- variétés. Donc l'exemplaire qui nous occupe, a pour n° général d'ordre, dans la variété. 3672+34=3706; c'est la 3706' sous-variété. lOS SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Ce dernier exemple est le plus compliqué qui puisse se pro- duire ; il permettra de résoudre facilement les différents cas que nous n'avons point prévus ici. Si la formule n'était pas complexe, c'est-à-dire si une sous- variété se déterminait à l'aide d'un seul des tableaux de la pi. 5, on procéderait comme il est indiqué dans le 3^ exemple précité à l'occasion de la recherche de la section caractérisée par le signe 4% ou du numéro représenté par le signe 6*^. Soit, par exemple, la var. VI, sous-var. 3^. La formule générale de la variété étant (1-6)^ ^ il est clair que la susdite sous-variété se trouve précédée, dans l'ordre de classement, par celles dont les formules suivent : (l-2)*-f+(3)^-biirg. Ratisbonne, 1866. In-8'\ Stoppani, ardé Antoine. — Série de modèles des grandes bivalves cardiformes, etc., aux limites supé- In-8". 3 vol. pi. In-S". planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. CXV rieures et inférieures de la zone à Avicula conlorta, exécutés sous la direction de l'abbé Antoine Stoppani. Thielens, Armand. — Notice sur la Luzula Forsteri et liste des plantes rares ou peu communes qui croissent aux environs de Thielt-Notre-Darae (Brabant). Bruxelles, 1865. In-S". (Extrait des Bulletins de la Société royale de botanique de Belgique). — Quatrième herborisation de la Société royale de Botanique de Belgique. Bruxelles, 1866. (Extrait des mêmes Bulletins). — Rapport sur l'Exposition internationale d'hor- ticulture et le congrès de Botanique de Lon- dres, 1866. In-8°. — Une excursion botanique dans le Luxembourg français. (Extrait des Bulletins de la Société royale de botanique de Belgique, toms V, n» 3, 1866). WiECHMANN, D''C. M. — Bemerkungen ùber einige Nord- deutsche Tertiàr-Mollusken. Neubranden- bourg, 1867. In-8». (Extrait des Archives de la Société des naturalistes de Mecklembourg). — Nicolaus Grysen Geistliche Dichtungen. Bei- tragzur Meklenburgischen Hymnologie, etc. Schwerin, 1867. In-8". — Pfahlbau der Eisenzeit von Vimfow. Schwe- rin, 1867. In-S"- I III BULLETIN DES COLLECTIONS RÉSUMÉ DONS REÇUS POUR LES COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ PENDANT LES ANNÉES 1866 ET 1867. Les objets de collection l'eçus par la Société pendant les années 1866 et 1867 se trouvent renseignés en détail au Registre-Collections scienti- fiques sous 1053 numéros (n'' 1175 à n» 2228). Les échantillons, au nombre total d'environ 11700, se composent d'en- viron 6100 mollusques terrestres reçus en vie, de Belgique, de Styrie et d'Algérie , et destinés à des essais d'acclimatation , et d'environ 5600 spécimens conservés dans le cabinet de la Société. Les principales collections sont les suivantes : l. COQUILLES ET POLYPIERS, ETC., FOSSILES. 1. De divers terrains de Belgique, environ 75 espèces. (Donateurs MM. Thielens, etc.) 2. Du bassin de Vienne, environ 100 espèces. (M. Senoner). 3. De Barton (Angleterre), environ 50 espèces. (M. Shirreff). 4. Des Apennins, environ 30 espèces. (M. Senoner). 5. De Lapugy (Transylvanie), une quinzaine d'espèces. (M. Staes). 6. De diverses autres contrées, une vingtaine d'espèces. CXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE II. — COQUILLES ET POLYPIERS ETC. VIVANTS. 1. Coquilles marines, terrestres et fluviatlles de l'Algérie, environ 150 espèces. (Donateur M. Lallemant). 2. Coquilles terrestres et fluviatiles de diverses provinces de l'empire d'Autriche et de l'Italie, environ 150 espèces. (M. Senoner). 3. Mollusques terrestres et fluviatiles de France, départementde l'Hérault, environ 150 espèces. (M. Dubrueil). 4. Coquilles terrestres et fluviatiles des parties Sud-Est de l'Europe, en- viron 120 espèces. (M. Staes). 5. Coquilles marines de la Méditerranée, recueillies à Cannes, une tren- taine d'espèces. (M. Adan). 6. Coquilles terrestres et fluviatiles de Eltville (Duché de Nassau), une trentaine d'espèces. (M. deRobiano). 7. Coquilles marines, terrestres et fluviatiles de l'Espagne, environ 25 espèces. (M. Staes). 8. Coquilles terrestres de Vienne (Autriche), et de Gratz (Styrie), une vingtaine d'espèces. (M. Lecomte). 9. Hélix de l'Ohio, une dizaine d'espèces. (M. Dautzenberg). 10. Coquilles marines terrestres et fluviatiles de diverses autres prove- nances, une trentaine d'espèces. 11. Quelques polypiers et échinodermes. 12. Album de 24 préparations anatomiques de l'hélix pomatia. (M. Dubrueil). 13. Flacons contenant l'animal de l'hélix nemoralis sénestre et de l'hélix hortensis scalariforme. (MM. Colbeau et Rofiîaen). 14. Une demi douzaine de flacons contenant des Intestinaux, etc. (MM. Colbeau et Rosart). IV LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ » 4 LISTE GENERALE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE AU 31 DÉCEMBRE 18(57 (Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque *) Membres honoraires. 4867. Deshayes, G. P.— Paris. 4865. FuNCK, N. directeur du Jardin Zoologique, membre de diverses sociétés savantes. — Bruxelles. 1863. Le Boeuf, E. directeur général de la Société royale de Zoologie. — Bruxelles. 1867. Pfeiffer, D'L.— Cassel. 1867. SowERBY, G. B. — Londres. membres eflTeclifs. 1864. ÂDAN, H. directeur général des douanes, etc., Avenue de la Toison- d'Or, 5. — Ixelles-Bruxelles. 1863. *Bellynckx, le père Auguste, professeur d'histoire naturelle au collège Notre-Dame de la Paix. — Namur. 1864. Briart, Al. ingénieur, correspondant de l'Académie royale des sciences de Belgique. — Chapelle-lez-Herlaimont, (Hainaut). 1863. 'Charlier, Eugène, D' en médecine etc., membre de diverses sociétés savantes, rue faubourg St-Gilles, 19. — Liège. CXXIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE 1863. *CocHETEUX, Ch. capitaine commandant. — Mortsel-lez-Anvers. 1863. *CoLBEAU, Jules, membre de diverses sociétés savantes, Chaussée d'Etterbeek, 324. — Etterbeek-Bruxelles. 1864. Cornet, F. L. ingénieur civil. — La Louvière, (Hainaut). 1866. Cousin, T. ancien fonctionnaire des contributions, rue du Gouverne- ment, 12. — Mons. 1866. Dautzenberg, Ph. rue Vivienne, 16. — Paris. 1864. Deby, M"'' Jeanne, rue des Champs - El3''sées , 41. — Ixelles- Bruxelles. 1864. De Gomensoro, H. L. D'" en sciences naturelles, rue Fresca, 17. — Rio de Janeiro. 1863. *DeMalzine, Firmin, rue du Moulin, 11. — Saint-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1865. *De Robiano, comte Maurice, sénateur, place de l'Industrie, 37. — Bruxelles. 1865. "De Sélys-Longchamps, baron Edmond, sénateur, membre de l'Acadé- mie royale des sciences de Belgique et de diverses Académies et Sociétés savantes, etc.. Quai de la Sauvenière, 34. — Liège. 1863. *Dewalque G. D' en médecine, etc., professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique, etc. , rue de la Madeleine, 13. — Liège. 1864. Egger, s. D''. Dorothea gasse, 11. — Pesth. 1863. *Fologne, Egide, architecte, membre de la Société entomologique de Belgique, grande rue des Aveugles, 106. — Laeken-lez- Bruxelles. 1865. Fontaine, César, membre de plusieurs sociétés savantes. — Papi- gnies (Hainaut). 1863. *Geelhand de Merxem, L. rue du Pont-Neuf, 21 . — Bruxelles. 1865. 'Lambotte, Henri, D'' en sciences naturelles, professeur à l'Univer- sité libre de Bruxelles, membre de diverses sociétés savan- tes, etc., rue de l'Abondance, 9'. — Saint-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1867. Lanszweert, Edouard, rue de la Chapelle, 85. — Ostende. LISTE DES MEMBRES CXXV 1866. Lecomte, Théophile, membre de diverses sociétés savantes. — Lessines. 1863. Lhoumier, interne à l'hôpital militaire. — Bruxelles. 1863. 'MiCHOT, l'abbé N. membre de diverses sociétés savantes, etc., rue Gaiilardimont. — Mons. 1867. Miller, Henry, professeur, membre de la Société royale de bota- nique de Belgique, rue Brederode, 1. — Bruxelles. 1863. *R0FFIAEN, Françols, peintre paysagiste, rue Godecharle, 16. — Ixelles-Bruxelles. 1863. *Ros.\RT, A. membre de la Société entomologique de Belgique, rue du Berger, 21, — Ixelles-Bruxelles. 1864. RuHLMAXN, Al. architecte, rue Montebello, 10. — Anvers. 1865. Shirreff , ^YlLLlAM , H. Esq. Lindenhouse. — Lymington. (Harapshire). 1867. Staes, Célestin, membre de plusieurs sociétés savantes, rue des Deux-Églises, 28. — Bruxelles. 1863. 'Thielens, Armand, D'' en sciences naturelles, membre de diverses Sociétés savantes, etc., rue de Kamur. — Tirlemont. 1867. TiMMERMANS, J. D. ruc Thieffry, 14. — Schaerbeek-Bruxelles. 1863. *\Yeyers, J. L. membre de plusieurs sociétés savantes, rue du Persil, 3. — Bruxelles. membres correspondants. 1867. BiELZ, E. A. commissaire général des finances, membre de diverses sociétés savantes. — Hermannstadt. 1867. Brusina, Spiridione. — Zara. 1864. Canofari de Santa Vittoria, comte, Chiatamone, 6. — Naples. 1864. Charlier, Alexandre, lieutenant dans la marine belge. — Namur. 1864. D'Ancona, César, I)'" en sciences, aide naturaliste au Musée royal. — Florence. 1866. Dubrueil, E. membre de plusieurs sociétés savantes, rue du Carré du Roi, 1. — Montpellier. CXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1867. GOBANZ, D"^ JosEF, professeur d'histoire naturelle à l'école supérieure des arts et métiers, membre de diverses sociétés savantes. — Gratz. I860. Jamrach, Ch. St-George-street, 180, East. — Londres. 1864. Lallemant, Charles, membre de diverses sociétés savantes. — Alger. 1866. Manfredonia, chevalier J. D'' médecin àThôpital des Incurables. — Naples. 1 866. MoRiÈRE, J. professeur d'histoire naturelle à la faculté des sciences, etc. , membre de diverses sociétés savantes. — Caen. 1864. Pecchioli, Victor. — Seltignano près de Florence. 1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copen- hague. 1867. Schmidt, Oscar, recteur magnifique, professeur à l'université, etc. — Gratz. 1864. Senoner, D"" A. bibliothécaire de l'Institut Impérial-Royal de Géolo- gie, membre de diverses sociétés savantes, Landstrasse, Haupt- strasse, 88. — Vienne. 1864. Stossich, Adolph, professeur, membre de diverses sociétés savantes. — Trieste. 1867. Von Frauenfeld, chevalier Georg. conservateur du Musée Impé- rial-Royal de zoologie, membre de diverses sociétés savantes, Herrngasse, Landhaus. — Vienne. 1865. Westerman, directeur du jardin zoologique. — Amsterdam. 1867. Wiechmann, C. M. D\ — Kadow, près de Goldberg. 1867. Zelebor, Joh. conservateur du Musée Impérial-Royal de zoologie, Untermeidling, 60. — Vienne. illembres démissionnaires. 1863-1866. *Eloin, Félix, Ingénieur dos mines, chef du cabinet de sa Majesté l'Empereur du Mexique. — Mexico. LISTE DES MEMBRES CXXVIl 4863-1867. Mors, Louis, ingénieur civil, membre de plusieurs sociétés savantes, rue de l'Abricot, 7 — Bruxelles. membre décédé. 1863-1866. 'Seghers, Alexandre, capitaine, membre de la Société ento- mologique de Belgique, rue de Napies, 49. — Ixelles- Bruxelles. TABLE GENERALE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME I 1 DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Acclimatation constatée des Helix vermiculata et candidissima dans le nord de la France, par Ch. Lallemant 13 Annales de la Société malacologique de Belgique, T. 11,1866-1867. 5 Assemblée générale du l'" juillet 186G XXII Assemblée générale du l"" juillet 1867 LVII Bulletin bibliographique CIII Bulletin des collections CXVII Bulletin des séances de la Société III Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome II, an- nées 1866-1867 I Considérations sur l'établissement des aquarium, par Henry Miller 15 Description de trois coquilles fossiles nouvelles, par F. de Malzine 45 Description d'une nouvelle espèce d'hélix, par E. Dubrueil. . . 49 Du classement des variétés de l'hélix nemoralis L., et de l'belix hortensis, Mùll., d'après l'observation des bandes de la coquille, par Jules Sauveur 59 Liste des membres de la Société CXXI CXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Mémoires de la Société nialacologique de Belgique, tome II, 1866-18G7 Note relative à une collection de coquilles exposée au palais du Champ-de-Mars par la commission des colonies fran- çaises, par E. Dubrueil Notice sur les mollusques comestibles et les coquilles utiles de la mer Adriatique, principalement en ce qui concerne les espèces des côtes de l'Istrie, de Trieste, de la Dalmatie et des lagunes de Venise, parle D'' A. Senoner, traduit de l'allemand par Armand Thielens Observations sur les époques d'hibernation et d'accouplement de quelques mollusques terrestres en Belgique, par J. Colbeau. . Rapport sur les coquilles du dépôt tufacé de Marche-les-Dames, par Jules Colbeau . Séances : 7 janvier 186G 4 février 186G 4 mars 1866 (Rapport sur les aquarium. — M. Seghers). 8 avril 1866 6 mai 1866 (Rapport sur les Mollusques alimentaires. — M. Rosart). (Excursion à Rouge-Cloître. — M. Colbeau). 5 juin 1866 !■■ juillet 1866 (assemblée générale) 5 août 1866 2 septembre 1866 7 octobre 1866 ■i novembre 1866 2 décembre 1866 (Acclimatation d'espèces Algériennes. — M. Colbeau). 6 janvier 1867 3 février 1867 (Notice biographique sur M. Seghers. — M. Rosart). 3 mars 1867 (Excursion aux environs de Gratz (Styrie). — M. Lecomte). (Description d'un arion : arioji glaucus. — M. Colbeau). 59 51 29 9 V VIII XI XV XVII XX XXII XXIX XXX XXXIII XXXIII XXXIV XXXVIII XXXIX XLIII TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CXXXt Séances : 7 avril 18G7 XLVIII {Intestinaux des Mollusques. — M. Colbeau). (Organisation du centre nerveux des Mollusques, etc. — M. Lambotte). 5 mai 1867 LU (Instruments pour l'extraction des Mollusques de leur coquille. — M. Rofflaen). (Diverses pièces des Mollusques à réunir en collection. — M. Colbeau). 2 juin 1867 LV l"" juillet 1867 (assemblée générale) LVII 7 juillet 1867 LXVIII (Rapport sur l'excursion de la Société à Vielsalm. — M. Colbeau). 4 août 1867 LXXXI (Usage particulier de l'acide phénique. —M. Dewalque). l' septembre 1867 LXXXV (Helix de croissance irrégulière. — M. Dautzenberg). 6 octobre 1867 LXXXVII (Rapport sur le travail de M. J. Sauveur concernant le clas- sement des variétés des helix nemoralis et hortensis. — MM. RofTiacn etTimmermans). (Coquilles subfossiles. Succinca anliqua. — M. Colbeau). 3 novembre 1867 XCV (Lettre de M. Deshayes). (Hirudo nova species. — M. Lecomte). l"" décembre 1867 XCIX (Hirudo Lecomtei. Frauenfeld). Table générale des matières contenues dans le tome 11,1866-1867, des Annales de la Société malacologique de Belgique. CXXIX L ' B R A R V PLANCHES DU TOME IL Planche 1. Coupe de l'aquarium proposé par M. Miller. Page 15. 2. Crania Adanii , Pileopsis Deshayesii , Buccinum Dejaerii , De Malzine. Page 45. 5. Hélix Gervaisii, Dubnieil. Page 49. 4. Hélix nemoralis, L. el Hélix hortensis, MûU. Tableau des variétés, par J. Sauveur. Page 59. 5. Hélix nemoralis, L. et Hélix hortensis, MûU. Tableaux pour la déter- mination des sous-variétés, par J. Sauveur. Page 59. G. Hélix nemoralis, L. et Hélix hortensis, Miill. Exemples de variétés et sous-variétés, par J. Sauveur. Page 59. AinoJ^s df^ la^Scrj^^^^ AfaZa/:/-,l:i7'0'---'i' rù- £e''^i/)'^ MJfc Z'e Tc-Rencùrt, ad.!xai.dd-/^S7 9. 2. 5. 4'. Crania Adanii, d&Malzm& ^rancuur Ticdureile 5 6 7 Pileopsis Deshayesn, di-MaMw^. Buccinura Dejaern, d^^ Ma/yzinc « I Annales de- la^ Socù^£' MaZcLCûlû^iqiic^de 3clç':^çu&. Ternie //.PLS Helix Gervaisii, KDuèrueil Anjiale.^ di ii Soa&-£ Mz/axûài^ii^ue- deJdou/i^. To?Tlt IJR é ^ * 1--- ^ ^ 4 — - a^ 5---- Fari-étés a, cvi// f'ai-!Jt<: V Y - \ -. 1 II m r/ Y VI VII viii mm X Xi xiî Aiii iiv ïv jvi x'Ja Ài'iu m L^brrdF XX XZI Xm XXJLT URA X5Gr ,XXVI JffVH IXVn ITll XXX ZXXI Maaï xim MW xm' xutl hxve VariÂùiis a, ù^ols l>aj?Aa; lÂïVin JJJSL [::_..__] - -'- - - XL XLI XLII XLUI XLIV XIV XLVI \\M XLVriI XLK i II Lii LUI \-ïi IV iw LV-H- ivni LIÏ .-_ ._ ■ r ' "1 — [ 1 — LX LXi ixn LXin lxiv lxv lxvi lxvii ixvni lxk Lxx ixzi Lxxu min ixxiv ixiy lxm ijovii mviii um. Varieces d um boJiM ^^oxs laïuk. un. LXM ixMi Lxnm ifflov mi'J mxvi ixxxvn ixxxvni œaix HELK MMORALIS L et IIORTENSIS Mail. Tâhl^m 'lâs- variétés (jwvibrt.rwmTi et siûzoomu d£s èojid&sJ ■ Mm7a.i d/i la- SnoLutt' Mrt}aoolo(p.(iiui de P'ififi TomA- 11 PI 6 Yar L Yar, 17 P Yar 17 U Ydx. IV 1^ Fi& b Yar. X|^ Var.ZSil, Fig.9^ -. 1 ^^i ^ t'" f^^^ 3-— S^B ^ |;^Wiir^^ fl&, 11 Fie. 12. Yai^ ÂVri VarïVif/ ÎAairmfl Var.DOXV i, Yar Lir[.3LS Miai Yir, UOŒIX \ •^ J rz i^iM- ^iJ^^- A/.'IFtA %"■'% < V^--x ^«1 iO 'W 2%-: "^v' ■■'■